ONU: la résolution marocaine sur la lutte contre les discours de haine

ONU: les principaux points de la résolution marocaine sur la lutte contre les discours de haine




L’Assemblée Générale de l’ONU a adopté, mercredi 21 juillet, à l’unanimité de ses 193 Etats membres, une résolution présentée par le royaume du Maroc sur la lutte contre le discours de haine, qui proclame, pour la première fois dans les annales des Nations Unies, le 18 juin comme « Journée internationale de la lutte contre le discours de haine ».




Dans un contexte mondial marqué par l’exacerbation et la propagation des discours de haine, les principaux points de cette résolution historique se présentent ainsi:

– proclamation de la date du 18 juin en tant que « Journée internationale de la lutte contre les discours de haine »;

– convocation d’une réunion de haut niveau de l’Assemblée générale, le 18 juin 2022, pour commémorer la première Journée internationale de lutte contre les discours de haine;

– un appel a été adressé aux États Membres des Nations-Unies afin de soutenir des systèmes transparents et accessibles pour repérer, suivre, collecter les données et analyser les discours de haine, dans le but d’appuyer efficacement les réponses contre ces propos haineux.

– les États Membres ont été invités à œuvrer pour une culture de paix et de développement durable, à travers la célébration de journées internationales, régionales et nationales, et la mobilisation des efforts de la communauté internationale pour la tolérance, l’inclusion, la compréhension et la solidarité.




– Le texte marque les efforts déployés mondialement pour appuyer l’application du Plan d’action du Secrétaire général de l’ONU pour prévenir l’incitation à la violence, dit Plan d’action de Fès, de la Stratégie et du Plan d’action du Secrétaire général pour la lutte contre les discours de haine et la sauvegarde des sites religieux.

– Invitation des États Membres, et des parties prenantes à mieux connaître le Plan d’action de Fès et le Plan d’action pour la lutte contre les discours de haine, et d’autres initiatives pour la promotion de la tolérance et la compréhension mutuelle.

– Condamnation de tout appel à la haine qui incite à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence, au moyen de la presse écrite, des médias audiovisuels ou électroniques, des médias sociaux ou autre.

– Condamnation de toute forme de haine nationale, raciale ou religieuse, incitant à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence, suite à l’augmentation des actes d’intolérance, de discrimination et de violence fondés sur la race ou la religion.




– Encouragement des États à agir efficacement, pour faire face à ces actes et les réprimer, et ceci conformément aux obligations qui leur incombent sur la base des textes de loi du droit international des droits de l’homme.

– Le texte enfin, souligne que la liberté de religion, la liberté d’opinion et d’expression et le droit de réunion pacifique et de libre association sont « interdépendants et intimement liés et se renforcent mutuellement », tout en insistant sur leur rôle dans la lutte contre l’intolérance et la discrimination fondées sur la religion ou la conviction;

– La résolution marocaine encourage les Etats Membres à envisager des initiatives pour définir des domaines d’intervention dans tous les secteurs et à tous les niveaux de la société, afin de promouvoir un dialogue interreligieux et interculturel, de la tolérance, de la compréhension et de la coopération.




– Elle demande aussi d’engager des échanges avec toutes les parties prenantes afin de promouvoir les vertus du dialogue interreligieux et interculturel, du respect et de l’acceptation des différences, de la tolérance, du respect de la diversité, de la coexistence et de la cohabitation pacifiques et du respect des droits de l’homme, et de contrer la propagation des propos de haine qui incitent à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence.

– Le texte invite également les États à promouvoir davantage la réconciliation afin de contribuer à une paix et à un développement durables, et à encourager les responsables religieux et locaux à engager un dialogue intra-confessionnel et inter-confessionnel pour faire face à l’incitation à la violence, à la discrimination et aux discours de haine.

– Il engage aussi les Etats, auxquels il incombe au premier chef de lutter contre la discrimination et le discours de haine, et toutes les parties prenantes, y compris les dirigeants politiques et les chefs religieux, à promouvoir l’inclusion et l’unité dans les mesures prises pour lutter contre la pandémie de Covid-19 et à dénoncer et combattre vigoureusement le racisme, la xénophobie, le discours de haine, la violence, la discrimination, y compris celle fondée sur l’âge, ainsi que la stigmatisation.