Covid-19: après le variant « Delta », le variant « Lambda »

Covid-19: après le variant « Delta », le variant « Lambda »




Le variant dit «Lambda», une mutation de la souche originale du SARS-CoV-2, est considéré comme Variant of Interest (variant d’intérêt ou VOI) par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La «combinaison inhabituelle» de ses mutations fait craindre à de nombreux scientifiques qu’il puisse être plus transmissible.




Après les variants
– «Alpha» (découvert pour la première fois au Royaume-Uni),
– «Beta» (Afrique du Sud),
– «Gamma» (Brésil)
– et Delta (Inde),
les projecteurs des scientifiques sont braqués sur le variant «Lambda» qui s’est majoritairement développé au Pérou.

Pour l’instant, ce variant identifié dans plusieurs pays a été, selon l’Organisation mondiale de la santé, «associé à des taux substantiels de transmission communautaire dans de multiples pays, avec une prévalence croissant au fil du temps, parallèlement à l’augmentation de l’incidence du Covid-19».

Le 14 juin 2021, l’Organisation mondiale de la santé a classé ce variant comme «variant d’intérêt». Dix jours plus tard, Public Health England lui a emboîté le pas.




Ceci en le désignant comme «variant sous investigation», en raison de son expansion mondiale et de la présence de plusieurs mutations notables, rapporte le quotidien L’Economiste.

Si aucune étude sur le variant Lambda n’a encore été réellement publiée, le quotidien s’intéresse au peu de résultats publiés en préprint (articles dont la méthodologie et les résultats n’ont pas encore été revus par des spécialistes du domaine durant la procédure classique d’«examen par les pairs»).

Ces résultats semblent indiquer que «ces virus sont environ 2,3 plus résistants à la neutralisation par le sérum de patients vaccinés par le vaccin à ARN de Moderna, 3 fois plus résistants à la neutralisation par le sérum de patients vaccinés par le vaccin à ARN de Pfizer, et 3,3 fois plus résistants à la neutralisation par le sérum de patients qui avaient eu la Covid-19 avant l’émergence de Lambda».




Il faut cependant souligner, poursuit le quotidien, qu’«il ne s’agit pas là d’une diminution massive d’efficacité des anticorps neutralisants. Les chercheurs concluent d’ailleurs que leurs résultats suggèrent que les vaccins actuellement utilisés resteront protecteurs contre le variant Lambda».

Selon le dernier rapport d’évaluation des risques de Public Health England, ajoute le quotidien, «le variant Lambda n’a pour l’heure supplanté le variant Delta dans aucun des pays où les deux variant circulent».

D’autres études sont en cours, mais pour l’instant, le variant Lambda reste donc un «variant d’intérêt», et non un «variant préoccupant».