Un institut allemand recommande à l’UE de freiner le développement du Maroc

Quand un institut allemand recommande de freiner le développement du Maroc




Dans un contexte où les relations entre Rabat et Berlin ne sont pas vraiment au top, un think tank allemand, reconnu par le gouvernement local, recommande à l’UE de réduire son soutien au Royaume du Maroc pour freiner l’avance qu’il prend sur ses voisins maghrébins, particulièrement l’Algérie.




C’est une nouvelle qui est loin de jouer en faveur d’un retour à la normale dans les relations entre Rabat et Berlin.

Une étude, menée par un institut allemand reconnu par le gouvernement local et dont le contenu vient de fuiter dans les médias, recommande à l’Union européenne de réduire son soutien au Royaume du Maroc pour mettre un terme à la «domination» du Royaume et l’avance qu’il a prise dans le Maghreb, particulièrement vis-à-vis de l’Algérie et de la Tunisie.

Le journal arabophone Al Akhbar rapporte que l’Institut allemand des affaires internationales et de sécurité considère que le Royaume du Maroc est le pays qui adopte la politique la plus développée dans ses relations avec les pays de l’Afrique subsaharienne. Or, dans cette région, il existe aujourd’hui des marchés qui présentent un grand potentiel de développement.




Et c’est ce qui est source de tensions entre le Royaume et son voisin, l’Algérie. En effet, l’étude en question souligne que le voisin de l’Est, qui est considéré comme un acteur influent en matière de sécurité au sein de l’Union Africaine, ne voit pas vraiment d’un bon œil les dernières réalisations du Maroc.

Comme le rapporte Al Akhbar, l’Institut allemand va encore plus loin dans son analyse, expliquant que, sous le règne de feu Hassan II, le Maroc avait déjà une vision pour l’Afrique de l’Ouest.

Cependant, depuis l’avènement du roi Mohammed VI en 1999, le royaume a changé d’approche en jouant un rôle avant-gardiste dans les domaines économiques et diplomatiques dans le continent. La preuve du succès de cette politique est l’accueil qui réservé au Maroc à chaque fois que le souverain visite des pays africains dans le cadre des différentes tournées qu’il y mène.




Tout en reconnaissant les réalisations majeures du Royaume dans toute l’Afrique, y compris dans des secteurs économiques clés comme les télécommunications, les assurances ou les banques, l’étude du think tank allemand recommande clairement à l’UE de stopper cette «success-story» marocaine en réduisant les aides consacrées au Maroc pour soutenir son développement socio-économique.

La raison, selon la même source, est la nécessité de réduire l’ampleur de l’avance que prend le pays sur certains de ses voisins dans la région, particulièrement l’Algérie.

D’ailleurs, ajoute le quotidien arabophone, l’étude de l’institut allemand critique cette tendance qu’a l’Europe à favoriser l’accompagnement du développement d’un pays comme le Maroc au lieu de viser d’autres pays comme l’Algérie et la Tunisie, qui en ont besoin pour rattraper le Royaume.




Par ailleurs, dans un passage que l’on pourrait qualifier d’accusations à peine voilées envers le Royaume du Maroc et pour des raisons qui restent encore floues, il est écrit dans l’étude que, si la Tunisie et l’Algérie ont du retard sur le Royaume du Maroc, c’est parce que le premier pays tombe dans l’oubli et l’indifférence, tandis que le second «tente de surmonter ses difficultés et de rattraper le Royaume du Maroc qui fait tout pour entraver ses progrès».

Cela donne peut-être des indices sur les réelles motivations de l’institut qui vient d’éditer ses «recommandations» à l’Union Européenne dans le contexte actuel, marqué par une cabale médiatique contre le Royaume du Maroc derrière laquelle se cachent sans doute des parties historiquement hostiles au Royaume et qui lui envient les avancées majeures qu’il réalise dans plusieurs domaines.