Crise Maroc-Espagne: le gouvernement espagnol multiplie les signes d’apaisement

Crise avec le Maroc: le gouvernement espagnol multiplie les signes d’apaisement




Les propos tenus séparément, jeudi 29 juillet, par le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, et du ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares, envoient un signal de bonne volonté dans la relation avec le Royaume du Maroc.




Les signes d’apaisement s’accumulent chez le voisin ibérique. Interrogé sur l’avenir de la relation avec le Maroc, le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, a réaffirmé, jeudi 29 juillet 2021, que le Royaume était un « partenaire stratégique » pour l’Espagne, mais a fait appel à la « discrétion » afin de ne pas révéler les mesures prises par son gouvernement pour rétablir les relations bilatérales après la crise de mai dernier.

Interrogé sur cette question lors de la conférence de presse qu’il a donnée au palais de La Moncloa pour faire le bilan du premier semestre de cette année, le chef de l’exécutif espagnol, qui a animait une conférence de presse au palais de La Moncloa pour faire le bilan du premier semestre 2021, a préféré ne pas donner de détails à ce sujet et s’est contenté de réaffirmer que « le Maroc est un partenaire stratégique pour notre pays ».




« Je réaffirme ce que j’ai dit à de nombreuses reprises, à savoir que le Maroc est, bien évidemment, un partenaire stratégique pour notre pays », a-t-il insisté. À son tour, le même jour, à l’issue de la cérémonie de prise de fonction du nouveau sous-secrétaire aux affaires étrangères, à ‘Union européenne et à la coopération, Luis Cuesta, le chef de la diplomatie espagnole, José Manuel Albares, a lui aussi appelé à la discrétion pour résoudre la crise ouverte avec le Maroc.

« La diplomatie requiert de la tranquillité, du temps et de la discrétion », a-t-il déclaré aux médias. « Il ne s’agit pas de faire des gros titres en gras mais de renforcer les relations avec le Maroc, qui, j’en suis sûr, souhaite également entretenir avec nous une véritable relation stratégique d’amitié », a-t-il précisé. Albares a réaffirmé qu’il comprenait l’intérêt de la presse pour cette question, mais que l’important était « l’amitié » entre les deux pays et d’observer une discrétion dans cette affaire.