Le « Messi du haschich » refait parler de lui

Le « Messi du haschich » est de retour




La police nationale et la Garde civile ont démantelé récemment deux organisations spécialisées dans le trafic de drogue et qui seraient liées à Abdellah El Haj, plus connu sous le nom de «Messi du haschich», et à un autre narco-trafiquant du « clan des Charlines ».




L’opération de démantèlement de l’organisation de trafic de drogue qui est dirigée par Abdellah El Haj dit «Messi du haschisch», qui est activement recherché par la justice espagnole, a permis l’arrestation de 77 personnes à Algésiras et la saisie de 15 000 euros en espèces et de deux armes à feu, informe le media espagnol El Cierre Digital.

Ce réseau est spécialisé dans le trafic de haschisch depuis la côte nord du Royaume du Maroc vers la baie d’Algésiras. La drogue, qui est transportée dans des bateaux, est ensuite déchargée dans des voitures volées et transportée vers des entrepôts.

En tout, huit tonnes de haschich marocain et 22 véhicules volés ont été saisis depuis le début de cette opération qui a été lancée il y a presque un an en décembre 2020.




Le deuxième réseau démantelé par la Garde civile et la police nationale est l’un des plus actifs dans le nord de l’Espagne. Il serait dirigé par un narco-trafiquant historique qui entretenait des contacts étroits avec le «clan des Charlines», spécialisé dans la distribution de cocaïne en Castille-et-León, à Madrid et au Pays basque.

Huit personnes ont été arrêtées et une quantité importante de drogues dont 300 kilos de haschich, 57 kilos de cocaïne et 50 kilos de marijuana ont été saisis dans le cadre de cette opération.

Abdellah El Haj dit « Messi du haschich » est activement recherché depuis 2019 par la justice espagnole. Ce Marocain âgé de 38 ans, est un baron de la drogue dans le camp de Gibraltar, un trafic qu’il a démarré depuis l’âge de 14 ans.




Ceci dès son arrivée à Algésiras en provenance de Tanger. Après avoir passé un an en prison en 2015, il est retourné au Maroc où il aurait mis en place un réseau de blanchiment de l’argent issu de son trafic de drogue vers l’Espagne qu’il continuait organiser depuis le Maroc.

Abdellah El Haj est ensuite revenu en Espagne, pays qu’il a fui à nouveau pour éviter la prison après que six de ses hommes ont été arrêtés.

Depuis le Maroc, il a négocié son retour en Espagne avec le procureur Juan Cisneros qui a ordonné sa mise en liberté provisoire contre le paiement de 80 000 euros de caution, en attendant l’ouverture de ses trois procès. Pendant ce temps, le «Messi du haschich», caché à Tanger selon des sources policières espagnoles, continue son trafic de drogue.