Affaire Pegasus: Gérard Araud ne croit pas aux accusations contre le Maroc

Pegasus: l’ex diplomate français Gérard Araud ne croit pas aux accusations contre le Maroc




Dans un entretien accordé à l’hebdomadaire français « Paris Match », l’ancien ambassadeur de France à Washington et ancien conseiller extérieur de l’entreprise NSO, Gérard Araud, appelle à son tour à la prudence face aux accusations proférées sans preuves à l’encontre du Maroc dans le cadre de l’affaire Pegasus.




«Il faut se méfier des apparences. On plonge ici dans le noir total, tout le monde peut mentir, et personne ne pourra jamais débusquer la vérité», a ainsi réagi l’ancien diplomate français, Gérard Araud, interrogé par le magazine Paris Match sur le rapport conjoint d’Amnesty International et de Fordbidden Stories, qui accusent le Maroc d’avoir infiltré les téléphones de plusieurs personnalités publiques françaises.

Gérard Araud, qui a également officié en tant que conseiller extérieur de l’entreprise NSO, le fabricant de Pegasus (de septembre 2019 à septembre 2020), trouve «curieux de s’en prendre à l’entreprise et non à ses clients, qui auraient, pour certains, dévoyé l’usage des logiciels achetés».




NSO vend à des Etats ou à des agences gouvernementales, les négociations se déroulent à un niveau étatique, a-t-il précisé.

NSO, poursuit la même source, examine scrupuleusement les besoins de ses potentiels clients: ces acheteurs font-ils face à une criminalité endémique? Doivent-ils lutter contre des mouvements terroristes? De son côté, le client prend des engagements formels.

«En réalité, ce sont les mêmes procédures que pour les ventes d’armes. D’ailleurs, NSO dépend en Israël de la commission sur les ventes d’armes, car le logiciel Pegasus peut être assimilé à une arme. La France agit de la même manière quand elle vend son arsenal, elle s’interroge aussi sur l’usage qu’en fera le pays acquéreur», a expliqué Gérard Araud.