Boxe: mauvais perdants, les Espagnols accusent les arbitres marocains

Boxe: mauvais perdants, les Espagnols accusent les arbitres marocains




Les boxeurs espagnols ont connu un parcours assez bref aux Jeux Olympiques (JO) de Tokyo. Ils ont été éliminés en quarts de finale. Les analystes pointent du doigt les arbitres, notamment ceux qui sont d’origine marocaine.




Le boxeur espagnol Gabriel Escobar a perdu son combat en quarts de finale des JO. Son compatriote Emmanuel Reyes est aussi tombé face à Julio La Cruz.

La défaite des deux sportifs sonne aux yeux de certains analystes comme une injustice des arbitres marocains Makfouni Abdellatif et Bachir Abbar qui auraient orienté leurs verdicts en faveur des adversaires des combattants espagnols.

« Les deux juges marocains nous ont donné perdants dans tous les combats.

J’ai déjà prévenu l’organisation, ils ne m’ont pas pris au sérieux. Ce sont des Sans vergogne », a déclaré l’entraîneur Rafa «Balita» Lozano après la défaite de Gabi.




De son côté, Gabi estime qu’il est peut-être une victime collatérale de la crise diplomatique entre le Maroc et l’Espagne. « Je ne sais pas s’ils nous ont fait payer leur frustration avec l’Espagne (les Marocains).

Je ne fais pas la politique, mais je sais qu’au dernier round, j’ai tout fait pour gagner. Et pourtant… », a-t-il indiqué.

Au-delà des soupçons sur les arbitres marocains, les maux qui gangrènent la boxe au niveau international semblent plus sérieux et profonds.

Selon Sandor Martín, boxeur professionnel et triple champion d’Europe, la corruption des arbitres est l’un d’eux.




« À Rio 2016, il y avait eu de la corruption et de nombreux juges ont été interdits de participer à Tokyo 2020, mais c’est encore l’AIBA qui a fait le choix de ces arbitres pour ces JO.

Je ne veux pas dire qu’il y a de la corruption, mais le niveau des arbitres et des juges n’est pas à la hauteur d’une compétition de cette envergure », explique-t-il à El Español.

Pour l’expert, les arbitres et les juges doivent être aussi contrôlés.

« Il faudrait revoir les actions d’arbitrage et des juges et créer un guide d’arbitrage de niveau international. L’arbitrage n’est pas facile, mais seuls les meilleurs doivent être aux Jeux olympiques », ajoute-t-il.