Marrakech: un imam « mort et enterré » appelle sa famille au téléphone

Marrakech: un imam « mort et enterré » appelle sa famille au téléphone




Incroyable mais vrai. Alors qu’elle croyait avoir enterré sa dépouille, la famille d’un imam à Marrakech, hospitalisé à cause de la Covid-19, retrouve ce dernier en vie en train de se remettre de son infection.




C’est une histoire digne des scénarios des meilleurs films de science-fiction hollywoodiens. À Marrakech, un imam décédé de la Covid-19 est revenu auprès des siens après avoir été enterré!

C’est Al Ahdath Al Maghribia qui s’intéresse à cette affaire qui tient en haleine l’opinion publique de la ville ocre depuis quelques jours. Alors qu’on le croyait mort et enterré, l’imam de la mosquée Dalia dans le quartier de Sidi Youssef Ben Ali s’est avéré vivant après avoir contracté la Covid-19.

Comme le rapporte le journal, l’histoire a commencé lorsque l’imam a vu son état de santé se détériorer significativement après avoir été infecté par le nouveau coronavirus covid-19.




Ce dernier s’est attaqué à son système respiratoire, ce qui a contraint la famille du malade à le conduire au Centre hospitalier universitaire (CHU) Mohammed VI, avec l’espoir que les médecins sur place puissent lui sauver la vie.

Quelques jours plus tard, la famille a appris le décès de l’imam et récupéré la dépouille dans un cercueil en bois. Sauf qu’une fois les funérailles terminées et la famille rentrée chez elle, un de ses membres a été surpris par un coup de téléphone du défunt lui-même.

Comme le souligne le quotidien, ce dernier semblait en vie et en voulait même à sa famille de ne pas lui rendre visite à l’hôpital. C’était d’ailleurs l’objet de cet appel. La famille décide alors de se rendre au CHU pour s’assurer elle-même de la «bonne nouvelle».




Elle a essayé de comprendre ce qu’il s’est réellement passé, ajoute Al Ahdath Al Maghribia. Selon la même source, la famille a effectivement pu vérifier que l’imam était bien en vie et qu’il commençait même à se remettre de sa maladie.

Le corps qu’elle avait récupéré et enterré était, en fait, celui d’un jeune homme trentenaire, admis à l’hôpital une semaine avant Aïd Al-Adha et qui ne s’en était pas sorti. Selon le journal, une erreur administrative explique cette histoire.

Le nom de l’imam a été faussement attribué au jeune homme décédé, c’est pourquoi la famille a été informée du décès. Et comme l’identité de la dépouille ne pouvait être vérifiée dans le cercueil en bois où elle avait été mise, elle a été enterrée par la famille de l’imam qui croyait l’avoir perdue.