Des révélations sur le rapprochement Maroc-Israël

Des révélations sur le rapprochement Maroc-Israël




Ram Ben Barak, ex-n°2 du Mossad, également président de la Commission des affaires étrangères et de la défense de la Knesset a fait des révélations sur la normalisation des relations diplomatiques entre le Maroc et Israël en marge de la visite historique du ministre israélien des Affaires étrangères.




Dans une déclaration à The Time of Israël, Ram Ben Barak a révélé que les Marocains ont lancé le processus de normalisation en 2018. « Cela vient d’un responsable marocain qui s’est tourné vers moi.

[…] Il a tendu la main et a demandé s’il y avait une possibilité de recevoir notre aide pour influencer les Américains pour les aider avec leur problème du Sahara », a déclaré l’ancien haut responsable du Mossad.

« J’ai dit que c’était possible, mais Israël doit aussi en recevoir quelque chose : la normalisation des relations », a poursuivi Ben Barak.

Il a appelé les Marocains à soutenir publiquement le Deal du siècle de Donald Trump. « Après une semaine, il est revenu vers moi et m’a dit : “Nous sommes prêts”  », a-t-il ajouté. Par la suite, l’ancien haut responsable du Mossad dit avoir contacté « un ami à Washington » qui avait travaillé aux côtés de Georges Bush.




Il l’a mis en contact avec Jason Greenblatt, un homme de confiance de Donald Trump. Le lobby se met au travail. Ben Barak et le responsable marocain partent aux États-Unis. La normalisation fait l’objet de discussions à la Maison-Blanche. Jason Greenblatt approuve l’idée.

Une réunion avec Ben Barak, des responsables du département d’État américain et de la Maison-Blanche, ainsi que le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita aura lieu un mois plus tard.

Il a été alors décidé qu’une rencontre ait lieu entre l’ex-Premier israélien Benyamin Netanyahou et le chef de la diplomatie marocaine deux jours plus tard en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York.

C’est ainsi que le processus, affirme l’ex-n°2 du Mossad, s’est poursuivi entre les canaux officiels du gouvernement jusqu’à la concrétisation du rapprochement Maroc-Israël.