Espagne: 7 arrestations pour exploitation de travailleurs marocains sans-papiers

Murcie : Sept arrestations pour exploitation de travailleurs marocains sans-papiers




La police nationale espagnole a arrêté sept personnes à Murcie, dont cinq hommes et deux femmes, âgées de 34 à 67 ans et de nationalité espagnole, selon La Opinión de Murcia. Les individus ont été interpellés pour des délits contre les droits des travailleurs et pour avoir favorisé l’immigration illégale.




L’Unité contre les réseaux d’immigration et la fausseté documentaire (UCRIF) a suivi la piste d’une entreprise espagnole suspectée de procéder au recrutement de citoyens étrangers en situation administrative irrégulière pour profiter de leur situation précaire en leur «offrant» un travail dans une entreprise de fruits et légumes située à Cobatillas.

Deux inspections ont été menées en moins d’un mois dans le même entrepôt, le 8 juillet et le 3 août. La première inspection a permis d’identifier 20 citoyens marocains en situation irrégulière.

Ils travaillaient dans des conditions d’hygiène précaires entourés de fruits et légumes en putréfaction sur le sol. La seconde enquête a permis d’identifier 7 nouveaux travailleurs sans-papier et 11 déjà identifiés lors du premier contrôle. Les agents de l’UCRIF ont précisé que les victimes étaient exploitées.




Elles étaient obligées d’acheter leur propre matériel de travail et payées au rendement sans avoir droit à des congés. Le salaire qu’elles percevaient était aux alentours de 300 euros par mois, à condition qu’ils remplissent les objectifs fixés par l’exploitant qui n’hésitait pas à les tromper.

La police nationale a demandé à l’autorité judiciaire de fermer temporairement les locaux et de cesser ses activités après avoir procédé à 34 arrestations, dont 27 pour infraction à la loi sur les étrangers, notamment le chef de l’entreprise, le responsable de l’entrepôt et les responsables des travailleurs.

Il y a un mois, un scandale à Huelva avait déjà fait surgir l’exploitation de travailleurs Marocains sans papiers. Les entreprises faisaient du chantage aux employés, leur demandant de l’argent contre la signature d’un contrat de travail indispensable à leur régularisation.