Le MAK et Rachad rejettent les accusations du pouvoir algérien

Le MAK et Rachad rejettent les accusations du pouvoir algérien




Accusés d’être à la solde du Maroc par le pouvoir algérien, le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie et le Mouvement Rachad rejettent catégoriquement ces «allégations».




«Nous demandons une enquête internationale et sur ce jeune homme (Djamel Bensmail, ndlr) qui a été immolé et sur les incendies» qui ravagent la Kabylie, a déclaré à l’AFP Aksel Ameziane, le porte-parole de l’ANAVAD «gouvernement provisoire kabyle», entité non-reconnue par la communauté internationale.

«Nous continuons de réfuter ces allégations. […] Le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie est une organisation pacifique.

Seul l’État algérien la considère comme terroriste» parce qu’elle «conteste les agissements du régime algérien», a indiqué Ameziane. Pour le porte-parole, les feux de forêts de la Kabylie font partie d’un plan «bien échafaudé» par le pouvoir algérien.




«Quand on voit 50 départs de feu synchronisés, le feu qui démarre dans des crêtes… Il faut des moyens pour faire cela», précise-t-il. Ferhat Mehenni, le président du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie, a également pointé, dans une vidéo, le régime d’être derrière les incendies et le meurtre de Djamel Bensmail.

Dans un communiqué, le Mouvement Rachad a également rejeté les accusations proférées, hier à son encontre, au terme d’une réunion extraordinaire du «Haut Conseil de Sécurité», présidée par Abdelmadjid Tebboune.

«Le Mouvement Rachad rejette formellement ces allégations sans fondement et nie catégoriquement toute implication de ses membres dans les incendies.




Mais aussi dans l’assassinat odieux du jeune Djamel Bensmail». Et d’ajouter que «la rhétorique de l’éradication utilisée par le HCS, atavisme de la sale guerre des années 1990, trahit une volonté criminelle dirigée contre le Hirak.

Ces conspirations sont vouées à l’échec et le Hirak, fidèle à son caractère non-violent, finira par bâtir l’Etat de droit auquel aspirent les Algériennes et les Algériens».

Hier, la propagande algérienne a accusé Ferhat Mehenni et Larbi Zitout, respectivement chefs du MAK et du Mouvement Rachad, d’avoir pris part à Paris, le 12 août, à une réunion avec «l’attaché militaire du Maroc, du représentant des juifs marocains en France et d’un diplomate sioniste».