Maroc: les professionnels de l’hôtellerie lancent un «S.O.S de survie»

Maroc: les professionnels de l’hôtellerie lancent un «S.O.S de survie»




Face à la crise et aux mesures restrictives empêchant la reprise de leurs activités, les professionnels de l’hôtellerie ne savent plus « à quel saint se vouer ». En face, le gouvernement ne semble pas préoccupé par leurs doléances. La Fédération nationale de l’industrie hôtelière (FNIH) lance un «S.O.S de survie» de toutes ses associations régionales face au contexte de crise, nous apprend Aujourd’hui Le Maroc.




Le journal explique que la finalité de ce «S.O.S» est de sensibiliser le gouvernement aux conséquences économiques, sociales et financières inéluctables si ce long silence incompris perdure, et bien sûr trouver des solutions urgentes dans le contexte actuel.

Les professionnels déplorent notamment le mutisme du gouvernement face à leurs doléances.

«À l’instar des autres activités touristiques, le secteur de l’hébergement, à bout de souffle, est sur le point de succomber une fois pour toutes à cette crise devenue fatale», fait remarquer Lahcen Zelmat, président de la Fédération nationale de l’industrie hôtelière (FNIH).

Il ajoute que la Fédération nationale de l’industrie hôtelière conçoit que l’urgence sanitaire constitue une préoccupation nationale qui passe avant tout, mais que malgré toute cette bonne volonté et les sacrifices cumulés, les structures d’hébergement touristique regrettent que le gouvernement ne se soit pas mobilisé à leurs côtés.




Ceci pour les accompagner dans leur survie. Le président de la Fédération nationale de l’industrie hôtelière fait, de même, savoir que les promesses de reprise pour l’été 2020 comme 2021, tant attendues, n’ont pas été au rendez-vous, compte tenu des mesures restrictives en vigueur.

«Le peu d’espoir nourri autour de la saison estivale 2021 est tombé à l’eau avec les dernières restrictions sanitaires et de déplacements, alors que les hôtels avaient mobilisé tout leur personnel et recruté même des intérimaires», explique-t-il.

La Fédération nationale de l’industrie hôtelière indique qu’aucune perspective positive n’est visible avant le mois d’avril 2022.

«Toutes les doléances exprimées et les alertes lancées pour sauver ce secteur sont restées lettre morte. Or, ce qui est désormais en jeu, c’est la viabilité des établissements d’hébergement touristique, leur capacité à maintenir l’emploi, honorer leurs engagements fiscaux, sociaux et financiers.




Mais aussi entretenir leurs actifs et préserver les ressources humaines talentueuses formées depuis plus de deux décennies», détaille la fédération.

Aujourd’hui Le Maroc précise que durant toute cette crise, les responsables des unités d’hébergement touristiques, qu’elles soient opérationnelles ou non, et malgré l’absence de ressources, ont mis la sauvegarde de l’emploi, les investissements pour être aux meilleurs standards de certifications sanitaires et la préservation de la santé des clients au centre de leurs préoccupations.

L’objectif étant de permettre à la destination Maroc d’être prête à la reprise pour assurer ainsi une relance du secteur.

Le quotidien rappelle qu’au tout début de la pandémie au niveau national, les unités d’hébergement ont été mises gracieusement à la disposition des autorités pour accueillir le personnel médical et les patients Covid-19.