Maroc-Espagne: vers une nouvelle ère de coopération et de partenariat

Maroc-Espagne: vers une nouvelle ère de coopération et de partenariat




Le Royaume du Maroc et l’Espagne s’orientent tout droit vers une nouvelle ère de coopération et de partenariat, basée sur un dialogue sans tabous.




Le roi Mohammed VI en a donné le ton lors de son dernier discours à l’occasion de l’anniversaire de la Révolution du roi et du peuple. Cela se concrétise aujourd’hui. Le Maroc et l’Espagne s’apprêtent à ouvrir un nouveau chapitre dans leur partenariat stratégique, basé sur un « dialogue sans tabous ».

C’est ce que semble proposer aujourd’hui la partie espagnole qui a bien accueilli les déclarations du souverain, au lendemain d’une crise sans précédent entre les deux pays, provoquée par l’accueil sur le sol espagnol de Brahim Ghali dans des conditions pour le moins floues.

Le journal arabophone Al Ahdath Al Maghribia se fait écho de récents rapports médiatiques espagnols, faisant état du souhait du gouvernement de Pedro Sanchez d’ouvrir un nouveau chapitre dans le partenariat entre l’Espagne et le Maroc. Un partenariat «sans limites» et sans aucun tabou.




Y compris dans les questions du Sahara marocain, des présides de Sebta et Melilla, des relations commerciales ou encore dans la coopération sécuritaire. Selon le média espagnol El Español, la position de Madrid constitue un «virage historique», alors que les deux pays ont vécu la plus grave crise de leur histoire moderne à cause de l’affaire Brahim Ghali.

D’après la même source, cette position espagnole est à traduire par la réactivité du pays face au contenu du dernier discours royal, où le souverain a tendu la main à l’Espagne l’invitant à construire ensemble une nouvelle ère du partenariat stratégique, une ère où prévaut confiance, transparence et respect mutuel des intérêts de chaque partie.

Al Ahdath Al Maghribia rapporte également du journal espagnol que cette ouverture qu’affiche le gouvernement de Pedro Sanchez est orchestrée par le ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albarès.




Celui-ci fait tout pour rattraper les erreurs de sa prédécesseure, Arancha González, qui était derrière les fortes tensions nées entre les deux voisins lors de son mandat à la tête de la diplomatie espagnole, et qui ont atteint leur summum lorsque les services de sécurité marocains ont découvert que Brahim Ghali a été discrètement accueilli en Espagne sous une fausse identité algérienne.

Il ne fait aujourd’hui aucun doute que la réponse positive de l’Espagne au discours du roi donne toute la chance aux deux pays de parvenir rapidement à un nouvel accord régissant leur partenariat et leur amitié.

Et cela pourrait durer pendant de longues décennies, avec un travail commun constructif incluant plusieurs domaines de coopération, y compris la sécurité, la lutte contre le terrorisme, le commerce ou encore la diplomatie.




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