Le régime algérien ne reconduira pas le contrat du gazoduc Maghreb-Europe qui passe par le Maroc

Le régime algérien aurait décidé de ne pas reconduire le contrat lié au gazoduc Maghreb-Europe qui passe par le Maroc.




Cette décision donne la mesure d’un régime tellement aveuglé par la haine qu’il peut passer outre ses intérêts, en mettant en péril ses parts de marché en Europe. Au risque de mettre en péril l’approvisionnement en gaz naturel de l’Espagne et du Portugal, la junte algérienne s’opposerait à la reconduction du contrat du gazoduc Maghreb Europe (GME) qui relie l’Algérie à l’Espagne en passant par le Maroc.




Une dépêche de l’agence de presse algérienne, l’APS, affirme que «l’ensemble des approvisionnements de l’Espagne en gaz naturel algérien sera assuré à travers le gazoduc Medgaz».

Et de préciser que le ministre algérien de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab, a reçu l’ambassadeur d’Espagne en Algérie, Fernando Moran, pour lui faire part de «l’engagement total de l’Algérie de couvrir l’ensemble des approvisionnements de l’Espagne en gaz naturel à travers le Medgaz», le gazoduc qui relie directement l’Algérie à l’Espagne.

Le gazoduc Medgaz, reliant directement l’Algérie, qui fonctionne déjà à 100% de sa capacité (8 milliards de m³/an), n’est pourtant pas en mesure d’assurer l’approvisionnement de 10 milliards de m³ par an.

Ceci conformément au contrat qui relie Sonatrach et son partenaire espagnol Naturgy. Sans parler des parts du Portugal.




Cette information intervient au lendemain de la décision unilatérale du régime algérien de rompre ses relations diplomatiques avec le Maroc. Elle a visiblement été prise à seule fin de priver le Royaume du Maroc du droit de péage de 7% du gaz naturel qui transite par son territoire.

Et ce, quel qu’en soit le coût. Car si la décision de se passer du gazoduc Maghreb Europe (GME) venait à se concrétiser, le coût serait très lourd pour le régime algérien qui mettrait ainsi en péril l’approvisionnement de ses partenaires ibériques pour des considérations politiques.

Il donnerait ainsi un signal très inquiétant sur un régime que la haine rend tellement aveugle qu’il peut passer outre ses propres intérêts, en mettant en péril ses parts de marché en Europe.

Le marché du gaz est très concurrentiel en Europe et l’Algérie joue avec le feu, en prenant le risque de ne pas acheminer les quantités contractuelles à ses partenaires ibériques.




Le régime algérien, dont le gouvernail est tenu par des septuagénaires, des octogénaires et des nonagénaires, qui ne comprennent rien aux mutations actuelles et à la logique des échanges commerciaux, apporte aussi la preuve de son incapacité à prévoir les dommages à venir.

Car des dommages, il y en aura. Et le premier, c’est de ne pas se fier à un Etat qui accepte de se hasarder dans une aventure, avant tout dictée par des considérations autant psychologiques que politiques, que par une logique commerciale.

Mais le Royaume du Maroc, proactif, a déjà pris toutes ses dispositions, et depuis longtemps, pour assurer ses approvisionnements en gaz naturel sans aucune perturbation, dans le cas où le contrat du gazoduc Maghreb-Europe ne serait pas reconduit.

Le contrat du gazoduc Maghreb Europe (GME) expire le 31 octobre 2021. À partir de cette date, toutes les infrastructures de ce pipeline, qui traversent le territoire marocain, deviennent la propriété du Royaume du Maroc.