Une médiation saoudo-égyptienne pour rétablir les relations entre le Maroc et l’Algérie

Une médiation de l’Arabie saoudite et de l’Egypte pour rétablir les relations entre le Maroc et l’Algérie




L’Arabie saoudite et l’Egypte mènent une médiation entre le Royaume du Maroc et l’Algérie pour le rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays, qui ont été rompues sur une décision unilatérale d’Alger, rendue publique mardi dernier.




Ainsi, le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères a confié, vendredi, que le chef de la diplomatie égyptienne a eu deux entretiens téléphoniques avec le chef de la diplomatie marocaine et le chef de la diplomatie algérienne.

«Sameh Choukri a téléphoné à Ramtane Lamamra et Nasser Bourita pour évoquer, lors des deux entretiens, les derniers développements des relations entre les deux pays», indique-t-on.

Il a insisté sur la nécessité d’«œuvrer à la promotion des solutions diplomatiques et du dialogue pour faire avancer les questions en suspens entre les deux pays.

Ceci dans l’intérêt du renforcement de l’action arabe commune, dans laquelle les deux pays frères jouent un rôle central dans ses différents mécanismes». Parallèlement, l’Arabie saoudite mène également une médiation entre les deux pays voisins.

Vendredi, dans deux dépêches, l’agence saoudienne de presse (SPA) a rapporté que le chef de la diplomatie saoudienne, le prince Fayçal ben Farhan Al-Saoud s’est entretenu avec son homologue marocain Nasser Bourita.




«Au cours de l’appel, ils ont passé en revue les relations bilatérales et les moyens de les renforcer au profit des intérêts des deux pays et peuples frères.

Ceci en plus de discuter des développements régionaux et internationaux d’intérêt commun», indique la même source. Le même jour, Fayçal ben Farhan Al-Saoud et Ramtane Lamamra ont également eu un entretien téléphonique.

Mardi, l’Algérie a annoncé, par le biais de son chef de la diplomatie, qu’elle rompt ses relations diplomatiques avec le Maroc.

Quelques heures plus tard, le Royaume du Maroc a réagi à l’annonce, qualifiant la décision d’«unilatérale», «complètement injustifiée mais attendue» et rejetant «catégoriquement les prétextes fallacieux, voire absurdes, qui la sous-tendent».