France: un SDF marocain condamné pour avoir agressé 3 individus à Caen

France: un SDF marocain condamné pour avoir agressé trois individus à Caen




Le tribunal correctionnel de Caen a condamné un SDF marocain de 30 ans, en situation régulière, à un an de prison avec sursis probatoire. Il est accusé d’avoir agressé trois individus en sortie de boîte de nuit, quai Vendeuvre.




Les faits se sont déroulés le 30 juillet 2021, au petit matin, quai Vendeuvre à Caen (Calvados). Ivre, le Marocain saisit un bâton et agresse trois amis à la sortie de boîte de nuit. Ces derniers étaient également ivres.

Alertée, la police s’est rendue sur les lieux. L’agresseur a été arrêté. Deux des victimes souffrent de contusions avec quatre et deux jours d’ITT tandis que la troisième est atteinte à la tête et sérieusement touchée à la main, rapporte Ouest France. Celle-ci doit se faire opérer.

Le médecin lui a délivré 42 jours d’interruption de travail (ITT). Lundi, le prévenu est jugé en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Caen.




À la barre, cet homme, sans domicile fixe, a tenté de justifier son acte. Il dit avoir été victime d’une agression et d’insultes mais s’être trompé de cible. « Je n’ai pas réfléchi, je sais que j’ai eu tort de faire ça », avoue-t-il.

Toutefois, il ne reconnait pas avoir volé la montre de l’une des victimes. Une montre retrouvée dans sa poche. Le trentenaire est connu des services de la justice.

En 2016, il avait été condamné à Cherbourg pour des violences conjugales. La vice-procureure Gwenaëlle Coto réclame neuf mois de prison ferme et la révocation des cinq mois de sursis de 2016, avec maintien en détention.




Elle a aussi réclamé l’interdiction de détenir une arme pour cinq ans et interdiction d’être sur le territoire français pour cinq ans. Il « est en situation régulière et n’a plus de famille au Maroc.

Toute sa vie est ici, il est père d’un enfant, il suit une formation », plaide Maître Gaillard, son avocat. Le verdict est tombé : le prévenu écope d’un an de prison avec sursis probatoire. Obligation lui est faite de travailler ou de se former, et de suivre des soins.

Il lui est interdit de détenir une arme pour cinq ans. Il est également condamné à verser 1000€ à la victime la plus gravement blessée et 500€ pour chacun des deux autres.