Le diplomate algérien chargé de la question du Sahara répond à la presse marocaine

Amar Belani répond à la presse marocaine




En Algérie, Amar Belani est désormais chargé de la question du Sahara et des pays du Maghreb. Une nomination qui a soulevé de vives critiques au Maroc. Le diplomate algérien répond à la presse marocaine.




« Il ne faut pas y prêter attention. Les officiels marocains, qui commanditent les articles en question, démontrent, en agissant de la sorte, qu’ils perdent en vérité leur sang-froid, a réagi Amar Belani.

Ils savent que la Cour de justice de l’Union européenne statuera, dans la matinée du 29 septembre, sur les deux accords scélérats conclus avec le Maroc (agriculture et pêche) et qu’elle se prononcera très certainement en faveur de leur annulation puisque le représentant légitime du peuple sahraoui, en l’occurrence le Front Polisario, n’a pas donné son consentement à la conclusion de ces accords ».

Selon le diplomate algérien, « cette annulation, si elle devait se confirmer, ne manquerait pas de provoquer une grave crise.




Une grave crise diplomatique dans les relations entre le royaume du Maroc et l’Union européenne et cette hypothèse tétanise les officiels marocains ».

Aussi, a-t-il fait savoir que ces deux accords rapporteraient quelque 500 millions d’euros par an de ressources naturelles (agriculture et pêche) au voisin de l’Ouest.

« Il convient de rappeler qu’en décembre 2016, la Cour de justice de l’Union européenne a jugé que l’accord d’association UE-Maroc ne s’appliquait pas au Sahara occidental, car le territoire sahraoui dispose d’un statut séparé et distinct par rapport au royaume du Maroc, et que le peuple sahraoui n’avait pas donné son consentement à l’application de cet accord à son territoire », ajoute Amar Belani.