Après «Jeune Afrique», un média américain critiqué par les Algériens

Après «Jeune Afrique», un média public américain dans le viseur des Algériens




Après avoir taxé l’hebdomadaire «Jeune Afrique» d’être à la solde du Maroc, les Algérien ont désormais dans le viseur un média public américain. Une campagne vient d’être lancée sur les réseaux sociaux incitant à boycotter «Maghreb voices». Un site d’information, en arabe, français et en anglais, financé directement par le Congrès des États-Unis, éditée par la même société propriétaire de la chaîne TV Al Hura et la Radio Sawa.




Les auteurs de l’appel pointent la «partialité» du média américain dans le traitement des sujets se rapportant aux tensions de leur pays avec le Royaume du Maroc, indique Echouroukonline.

Et d’attribuer ce «parti pris» dans la ligne éditoriale de «Maghreb voices», à la «forte présence de journalistes marocains» dont certains occupent des «postes de responsabilité».

Les promoteurs du boycott l’accusent également de «passer sous silence» la crise «que connait le Royaume du Maroc». Contrairement à l’hebdomadaire «Jeune Afrique», cette colère a été communiquée par une «initiative citoyenne» sur les réseaux sociaux, une manière de ne pas attaquer frontalement les États-Unis.




Cette précaution n’avait pas été prise avec d’autres supports médias. Le 31 Juillet, le gouvernement algérien annonçait le retrait de son accréditation à la chaîne saoudienne Al Arabiya «pour non-respect des règles de la déontologie professionnelle et son recours à la désinformation et à la manipulation».

Un mois auparavant, c’est la chaîne France 24 qui subissait le même sort pour «son hostilité manifeste et répétée».

L’exécutif algérien justifiait la mesure contre le média public français par «son parti pris dans la couverture des rassemblements du mouvement populaire (Hirak) et l’utilisation de photos d’archives pour amplifier le nombre des manifestants».