Crise avec le Maroc: l’Algérie rejette toute médiation arabe

Crise avec le Maroc: l’Algérie rejette toute médiation arabe




C’est désormais officiel. Dans sa crise avec le Royaume du Maroc, l’Algérie rejette toute médiation arabe. Son ministre des Affaires étrangères l’a clairement signifié à ses homologues de la Ligue arabe, lors d’une réunion ministérielle tenue au Caire, consacrée en principe à la cause palestinienne.




«La question de la rupture des relations diplomatiques avec le Royaume du Maroc n’est pas et ne sera pas incluse dans l’ordre du jour de la réunion ministérielle [de la Ligue arabe, ndlr]. La décision de rompre les relations diplomatiques ne fait pas l’objet de discussion ou de délibération en tant que décision souveraine, définitive et irréversible», a martelé Ramtane Lamamra.

Le chef de la diplomatie algérienne trouve ici une manière de tuer dans l’œuf l’initiative du Koweït, d’autant que le ministre koweitien des Affaires étrangères a réaffirmé, depuis Le Caire, que son pays avait entrepris une médiation entre le Royaume du Maroc et l’Algérie. L’Arabie saoudite, l’Egypte et la Mauritanie ont manifesté la même volonté.




«La décision souveraine et stricte de l’Algérie est intervenue au vu des violations graves et continues par le Maroc des obligations fondamentales qui régissent les relations entre les deux», a expliqué le chef de la diplomatie algérienne.

Reprenant à son compte mot par mot la version donnée la semaine dernière par une source diplomatique algérienne au média russe Sputnik, Lamamra a souligné que «toute initiative, quelle qu’en soit la nature, est considéré comme réductrice et superficielle, et ne réalise pas mais ignore l’entière responsabilité du Maroc dans la détérioration chronique des relations bilatérales et occulte l’étendue des dommages politiques et moraux, résultants des faits et des péchés soutenus par les milieux marocains».