OMPI: le Maroc perd 2 places dans l’Indice mondial de l’innovation

Le Maroc perd 2 places dans l’Indice mondial de l’innovation établi par l’OMPI




L’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) des Nations Unies vient de publier son 14ème Indice mondial de l’innovation qui propose un classement de 132 pays en termes d’innovation en prenant en compte les forces et les faiblesses de l’écosystème d’innovation.




Pour l’édition 2021, le Royaume du Maroc présente des performances «au dessus du niveau attendu, compte tenu du niveau de développement», estiment les rédacteurs du rapport.

Le Royaume du Maroc perd toutefois deux places par rapport au dernier rapport, et se classe 77ème sur 132.

Il est 12e de la région Afrique du Nord et Asie de l’Ouest sur 19, derrière l’Oman. Sur les 32 pays avec une «économies à revenu moyen inférieur», le Royaume du Maroc arrive à la 8e place, derrière la Tunisie et devant le Kenya, en matière d’innovation.

Le classement propose 7 piliers, tous divisés en différentes sections. C’est pour le compte du pilier «Connaissance et production technologique» que le Royaume du Maroc se classe le mieux, en arrivant à la 67e place mondial.

Il est toutefois 105ème pour le pilier «Complexité des affaires», soit son plus mauvais classement pour les 7 catégories.




En se penchant sur le détail de ces piliers, on remarque que la force principale du Royaume du Maroc reste le financement public de l’éducation secondaire (4e mondial).

Le Royaume du Maroc excelle également en termes de «dessins industriels par origine/milliard de PIB en PPA» en atteignant la 10e place mondiale.

Le Royaume du Maroc se retrouve aussi dans le top 50 dans d’autres domaines comme la capitalisation boursière ou dans la facilité de création d’entreprise.

En revanche, le Royaume du Maroc présente de nombreuses faiblesses notamment dans la facilité d’obtention de crédit, les performances logistiques, l’emploi à forte intensité de connaissance ou la collaboration université-industrie en matière de R&D.

Dans ces deux derniers critères, le Royaume du Maroc décroche de mauvais scores, en se classant respectivement aux 115e et 114e.