Maroc: 3 partis politiques composeront la majorité gouvernementale

Maroc: 3 partis politiques composeront la majorité gouvernementale




Les partis politiques qui composeront la future majorité gouvernementale sont enfin connus. Ils sont au nombre de trois. Le Chef du Gouvernement désigné et président du Rassemblement national des indépendants (RNI), Aziz Akhannouch, formera ainsi sa majorité avec le Parti de l’Authenticité et de la Modernité (PAM), 2e aux élections législatives du 8 septembre avec 86 sièges et le Parti de l’Istiqlal, 3e avec 81 sièges.




L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse, tenue ce mercredi à Rabat, en présence du Chef du gouvernement désigné Aziz Akhannouch, accompagné des patrons des deux partis, Abdellatif Ouahbi et Nizar Baraka.

Avec une alliance tripartite composée des trois premiers partis au classement des dernières législatives, Aziz Akhannouch a ainsi composé une majorité confortable de 270 sièges, dépassant largement le seuil requis des 198 sièges.

Intervenant à cette occasion, le chef du gouvernement désigné a souligné que l’esprit d’engagement dont ont fait montre les SG des partis qui ont unanimement relevé le caractère délicat de l’étape, a permis de former la majorité gouvernementale (269 sièges) dans une courte durée, compte tenu de la conjoncture actuelle et des exigences du développement. Akhannouch a ajouté qu’on a veillé à faire valoir les défis de l’étape.




Cette étape est marquée par la nécessité d’accélérer la promulgation et la mise en œuvre du Pacte national pour le développement auquel a appelé SM le Roi après l’adoption du rapport final de la commission spéciale chargée d’élaborer le Nouveau modèle de développement.

Les attentes des citoyennes et citoyens ont été également mis en avant, notamment dans le sillage de l’impact économique et social de la pandémie, a-t-il poursuivi, ajoutant que les trois partis ont veillé à former un gouvernement soudé et efficace, en vue de soumettre sa composition à l’appréciation de SM le Roi et de lui donner forme afin qu’il puisse exercer ses fonctions en toute homogénéité, dans un esprit d’altruisme et en totale solidarité entre ses composantes, en se mobilisant autour d’un seul projet, celui de permettre aux Marocains de vivre dignement.

Akhannouch dit comprendre les aspirations « légitimes et méritées à biens des égards », formulées par certains partis quant à la participation au gouvernement.




Akhannouch a expliqué que le principe de l’équilibre entre majorité et opposition exige de ne pas concentrer toute la force d’un seul côté afin de garantir l’efficacité de l’action gouvernementale et parlementaire, de part et d’autre.

La logique du choix de la majorité gouvernementale a été guidée par l’orientation qu’a prise la volonté populaire, tel qu’exprimée par les urnes, ainsi que les multiples dénominateurs communs de ses composantes, la convergence de leurs programmes électoraux et leur adoption des mêmes priorités revendiquées par les Marocains dans les volets social et économique.

Ces programmes électoraux serviront de plateforme fertile et appropriée pour l’élaboration d’un programme gouvernemental fort et réalisable, dont les retombées seront visibles les premiers jours du travail du nouveau cabinet, « en réponse aux directives contenues dans le rapport sur le Nouveau modèle de développement ».




Il a, dans ce cadre, assuré que le dialogue entre les partis composant la majorité « se poursuivra pour établir la proposition de structure gouvernementale et de composition ministérielle et la soumettre à SM le Roi en vue de nommer le gouvernement », ajoutant qu’il s’agira de proposer des noms notoirement connus pour leur compétence, crédibilité et probité.

Akhannouch s’est ensuite dit fier de la confiance Royale placée en sa personne, adressant ses remerciements à tous les partis qui ont répondu à l’appel en participant aux consultations et exprimé leurs points de vue et positions concernant l’avenir, louant la réactivité de la plupart d’entre eux ainsi que le climat de confiance et la qualité des débats qui ont marqué les tractations.

Le chef du gouvernement désigné a, enfin, dit respecter les décisions des partis qui ont décidé de se ranger du côté de l’opposition, faisant part de la disposition de la majorité gouvernementale à œuvrer à l’unisson pour le bien de la patrie.