Maroc: augmentation du nombre de chômeurs au 2ème trimestre de 2021

Maroc: augmentation du nombre de chômeurs au 2ème trimestre de 2021




Le Royaume du Maroc a enregistré une augmentation du nombre de chômeurs au deuxième trimestre de 2021. Cette situation, due à la crise sanitaire causée par le Covid-19, présente des disparités entre les zones rurales et les zones urbaines.




Dans sa note de conjoncture pour le mois de septembre 2021, la Direction du trésor et des finances extérieures (DTFE) fait savoir que le taux de chômage reste élevé au Royaume du Maroc.

À en croire le document, le royaume compte actuellement 1,6 million de chômeurs, même s’il a connu au cours des sept premiers mois de 2021 une progression, avec la création de 215 000 postes d’emploi rémunérés.

Sont concernés par cette hausse du chômage, particulièrement les jeunes âgés entre 25 et 34 ans et les diplômés. Au deuxième trimestre de l’année 2021, la population active au chômage s’est accrue de 128 000 personnes par rapport à la même période de 2020.

Au plan national, le volume de l’emploi s’est accru de 405 000 postes avec une disparité entre les zones urbaines et rurales. Au total, 414 000 postes ont été créés en milieu rural et 9000 perdus en milieu urbain, indique la même note.




La note précise que le milieu rural a connu au deuxième trimestre de cette année, la création de 414 000 postes, dont 339 000 dans le secteur de l’agriculture, forêt et pêche, 60 000, dans le secteur des services et 23 000, dans le bâtiment et les travaux publics (BTP).

Le milieu urbain a enregistré par contre une chute de création d’emploi, soit une perte de 22 000 postes, dans le secteur de l’agriculture, forêt et pêche, tandis que 20 000 autres ont été supprimés dans le secteur des services.

Le secteur des bâtiment et des travaux publics a connu une hausse de création d’emplois dans les villes, avec 85 000 postes, distançant de loin le milieu rural.

Le secteur de l’industrie, éprouvé aussi bien dans les villes qu’en zones rurales, pour sa part, a connu une perte de 53 000 postes, dont 47 000 en milieu urbain et 7 000 en milieu rural, conclut le document.