Fusillade à Marrakech: le Maroc réclame l’extradition d’un Maroco-néerlandais

Fusillade à Marrakech: le Maroc réclame l’extradition d’un Maroco-néerlandais




Le Royaume du Maroc a fait une nouvelle demande d’extradition pour Achraf B., accusé d’être lié à la fusillade du café La Créme à Marrakech en 2017. Le suspect est actuellement incarcéré aux Pays-Bas.





Actuellement jugé dans l’affaire Marengo aux Pays-Bas, Achraf B. pourrait être extradé vers le Royaume du Maroc, d’après des sources néerlandaises.

Son avocat estime que cela n’est pas une option, car le Royaume du Maroc est, d’après lui, accusé de torturer systématiquement les détenus.

Dans l’affaire Marengo, dans laquelle Ridouan Taghi est l’accusé principal, Achraf B est poursuivi pour participation à une organisation criminelle et participation à des homicides et des tentatives d’homicide.

Au Royaume du Maroc, Achraf B. est suspecté d’avoir dirigé l’attaque du café La Créme à partir des Pays-Bas. Lors de l’attaque, le fils d’un juge avait été tué par erreur.




La vraie cible, le criminel maroco-néerlandais Mustapha F., propriétaire du café, avait été arrêté peu après et condamné à une peine de prison.

Les tireurs, deux Néerlandais, Shardyone S. et Edwin R., avaient eux aussi été arrêtés peu après l’attaque. Ils ont tous deux été condamnés à la peine de mort.

Guy Weski, l’avocat d’Achraf B, estime que l’extradition de son client ne doit pas être autorisée, car le Royaume du Maroc est soupçonné de délits contre les droits de l’homme.

Dans les rapports de plusieurs organisations internationales des droits de l’homme et du Conseil européen, le Royaume du Maroc est accusé de tortures envers les détenus.