Voici ce que prévoit le Gouvernement pour améliorer le secteur de la santé publique

Voici ce que prévoit le Gouvernement pour améliorer le secteur de la santé publique




Le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a présenté le nouveau programme gouvernemental. Parmi les principes de base de celui-ci : la priorisation de la dignité du citoyen, qui représente le capital humain placé par le même programme au centre du modèle de développement. Pour ce faire, le programme s’engage à l’amélioration et à la réforme de nombreux secteurs sociaux, notamment celui de la Santé. Voici ce qui est prévu à cet effet.




Dans sa déclaration devant les deux Chambres du Parlement, M. Akhannouch a fait savoir que « d’importants investissements sont prévus dans les secteurs stratégiques de la Santé et de l’Education ». Aussi, « le chantier de généralisation de la protection sociale nécessite une véritable réhabilitation du système de santé national, considéré comme le troisième pilier de l’État social », a-t-il ajouté. Cela passe par :

1 – Le renforcement du budget consacré à la santé publique sur les 5 prochaines années :

Le Maroc compte 1,65 professionnel de santé par 1.000 habitants, tandis que l’OMS place la moyenne mondiale à 2,3 par 1.000 habitants, afin de garantir au moins 80% de couverture vaccinale ainsi que 80% d’assistance aux femmes enceintes, et ainsi améliorer les indicateurs de santé chez la population. Pour remédier à cela, le programme gouvernemental table sur une augmentation du budget dans le but de couvrir l’ensemble du territoire national, renforcer l’attractivité professionnelle du secteur public, et avoir la capacité de remplacer les professionnels retraités sans faire face à une pénurie de compétences.

Le Maroc ayant la capacité de former plus de 3.000 médecins annuellement, le nouveau gouvernement s’engage à renforcer sa capacité de formation du professionnel de santé, en créant des CHU à Tanger et Agadir et d’en ajouter un à Rabat. 




Il s’agit d’augmenter le nombre de professionnels de la santé ainsi que de réviser leur statut en fonction de leurs compétences, et d’assurer une meilleure cartographie sanitaire sur l’ensemble du territoire national. Aussi, de faire en sorte que les centres de santé primaires assurent de meilleurs soins et services, ainsi que de créer des réseaux hospitaliers régionaux avec des primes d’éloignement pour le personnel travaillant dans les endroits reculés.

Le programme prévoit également de réouvrir le dialogue social avec les syndicats de la Santé afin de recevoir leur doléances et améliorer leurs conditions de travail.

En termes de conditions de travail, le programme gouvernemental prévoit également une amélioration des équipements de travail, la mise en place d’un plan de gestion des urgences sanitaires, et l’investissement dans la télé-médecine.

2 – Faire de la médecine familiale un pilier du système de santé

La médecine familiale permet une meilleure prise en charge des citoyens en terme des citoyens. Le programme gouvernemental prévoit d’assurer un médecin pour chaque 300 à 400 familles, au lieu d’un médecin pour chaque 100.000 habitants.




3- Santé de la mère et du nouveau-né : gratuité des consultations, du suivi et de la vaccination

Afin de continuer les progrès réalisés par le Maroc en matière de réduction de la mortalité des mères et des nouveaux-nés, le programme gouvernemental prévoit d’instaurer la gratuité du contrôle de grossesse à 3,6 et 9 mois pour chaque femme enceinte, ainsi que des rappels de la vaccination pour son nouveau-né.

Le programme prévoit également que la protection sociale couvre les tests de dépistage de surdité à la naissance ainsi que de la malvoyance à un maximum de 3 ans et l’implant cochléaire à tous les enfants marocains qui en besoin.

4 – Améliorer l’accès du citoyen aux soins et la prise en charge des procédures et médicaments :

Le programme gouvernemental prévoit la création d’une carte de santé électronique à l’horizon 2024 pour permettre aux citoyens de réduire leurs dépenses sur les services de santé, ainsi que de leur créer un historique médical personnel. Cette carte devrait permettre de lutter contre les fraudes administratives en les utilisant comme outil d’information pour la prise de rendez-vous, pour le suivi permanent des médicaments utilisés par le patient, ainsi qu’une coordination avec les pharmacies pour un accès égalitaire aux médicaments.