Aïcha Omrani revient sur sa course au Marathon des sables

Aïcha Omrani revient sur sa course au Marathon des sables




Aïcha Omrani, 51 ans, a accompli son rêve de 50  ans, celui de participer au Marathon des sables dans le Sahara et de terminer la course. Première Française, 1ʳᵉ des vétérans, elle termine 3ᵉ chez les filles et 37ᵉ au général, hommes et femmes confondus.




Aïcha est heureuse d’avoir participé à la 35ᵉ édition du Marathon des Sables qui s’est déroulée 1ᵉʳ au 11 octobre 2021. Une course pour laquelle elle s’est entraînée pendant une année et demie.

Des entraînements qui ont payé : Première Française, elle est 1ʳᵉ de sa catégorie vétéran 2 (50-59 ans) ; 3ᵉ au scratch des féminines (à cinq minutes du vainqueur, Aziza Raji) et occupe la 37ᵉ place au classement général, hommes et femmes confondus, fait savoir Le Républicain Lorrain.

En tout, 353 concurrents sur les 682 ont pu terminer le marathon, soit plus de 50 % d’abandons.

À l’origine de ces abandons, les conditions climatiques exceptionnelles du mois d’octobre, « l’épidémie de gastro-entérite qui s’est abattue sur le marathon », complète la cinquantenaire.

Cette dernière a rencontré des d’autres difficultés tout au long de la course. Elle avait du mal à escalader une montagne « avec une corde, à la force » de ses « petits bras, de nuit et avec une lampe frontale qui fonctionnait mal ! ».




« Je glissais, je tombais, je m’enfonçais… Une dune en cachait une autre. C’était interminable ! », raconte-t-elle. À la veille des 82,5 km et 42 km, « j’étais vidée mais en aucun cas je n’ai voulu abandonner », poursuit Aïcha.

Elle avait eu droit à une demi-heure de repos avant de repartir en courant pour terminer les neuf derniers kilomètres, ce qui lui a valu sa 3ᵉ place au classement.

« Dans les moments difficiles, je pensais à ma famille et surtout je visualisais le visage de mon petit-fils Adam, 14 mois, avec ses bouclettes et son sourire », dit-elle, satisfaite d’avoir réalisé son rêve de 50 ans.

De retour du Maroc, elle se sent « très fatiguée, épuisée ». « […] Je marche comme un zombie, j’ai perdu quatre kilos… », confie Aïcha Omrani.

Son souhait, dira-t-elle c’est de récupérer les heures de sommeil perdues lors des longues et rudes étapes dans le désert du Sahara, par 55 °C à l’ombre.