France: report du procès du député franco-marocain M’jid El Guerrab

France: report du procès du député franco-marocain M’jid El Guerrab




À la demande de l’avocat de M’jid El Guerrab, le procès de l’élu de la 9ᵉ circonscription des Français de l’étranger qui devait s’ouvrir jeudi à Paris a été reporté au 7 avril 2022. Il devra être jugé pour avoir asséné en 2017 des coups de casque au responsable socialiste Boris Faure.




Le procès du député M’jid El Guerrab ne s’est pas tenu le 14 octobre devant le tribunal de Grande Instance de Paris en raison d’une demande d’accès à des bandes de vidéo surveillance. Une demande exprimée par l’avocat de l’ex-élu de La République En Marche (LREM).

Le tribunal a donc décidé du report de l’audience au 7 avril 2022. Depuis 2016, il y avait un contentieux entre Boris Faure, premier secrétaire PS de la Fédération des Français de l’étranger, et M’jid El Guerrab.

À l’origine de ce contentieux, le départ fin 2016 du PS de l’élu de la 9ᵉ circonscription des Français de l’étranger, pour La République en marche d’Emmanuel Macron.

Par la suite, la rivalité s’est exacerbée entre les deux hommes politiques. Le 30 août 2017, ils se rencontrent par hasard dans la rue, échangent des mots. Une bagarre éclate entre eux.




Boris Faure porte plainte pour « violences volontaires » contre M’jid El Guerrab après l’altercation.

Depuis, ce dernier est poursuivi pour avoir « volontairement commis des violences ayant entraîné une incapacité totale de travail supérieure à huit jours », et ce, avec « une arme par destination », en l’occurrence un casque de moto, dont il se serait servi pour le frapper.

Mis en examen, il encourt jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. Rapportant les faits, l’élu de la 9ᵉ circonscription des Français de l’étranger affirme avoir été saisi fermement à la main par Boris Faure.

Ce dernier assure avoir eu un geste d’apaisement pour éviter toute violence. M’jid El Guerrab « a toujours voulu passer pour une victime d’une agression, de menaces et d’insultes racistes qui n’ont jamais eu lieu », assure Patrick Klugman, l’avocat de Boris Faure à Ouest France.