Moussem d’Assilah: l’approche du Maroc est la plus efficace pour assurer la sécurité et la stabilité au Sahel et au Sahara

Moussem d’Assilah: L’approche du Maroc est la plus efficace pour assurer la sécurité et la stabilité au Sahel et au Sahara




Le Royaume du Maroc a présenté l’approche la plus efficace pour assurer la sécurité et la stabilité dans la région sahélo-saharienne, ont indiqué les participants à un colloque organisé sous le thème “le Maghreb et le Sahel: l’inéluctable partenariat?”, dans le cadre des travaux de la session d’automne du Moussem culturel international d’Assilah.




Il existe plusieurs approches pour aborder les questions du Sahel et du Sahara, néanmoins, celle du Maroc demeure la plus efficace, ont précisé les intervenants lors de ce colloque organisé dans le cadre de la 42ème édition du Moussem culturel international d’Assilah et de la 35ème édition de l’Université ouverte Al-Mouatamid Ibn Abbad, qui se tiennent du 29 octobre au 18 novembre sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI.

L’ancien secrétaire général de la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens (CEN-SAD), Mohamed Al Madani Al Azhari, a fait savoir, dans ce sens, que plusieurs approches pour assurer la stabilité et la sécurité dans cette région ont été proposées, mais celle du Maroc est probablement la plus efficace et la plus bénéfique.

Le Maroc s’est basé, dans son approche, sur la coopération mutuelle fructueuse entre le Maroc et les pays concernés, tout en se focalisant sur la coopération économique, la complémentarité, les services bancaires et d’assurance, la mobilité, les échanges commerciaux et d’autres secteurs, a-t-il ajouté.

Le Maroc occupe une place “très importante” dans la région sahélo-saharienne, grâce à son histoire séculaire et son influence culturelle, intellectuelle, religieuse et politique, a ajouté M. Al Madani Al Azhari.




Il a noté que la stabilité politique du Royaume du Maroc a facilité l’élaboration d’une telle stratégie. Par ailleurs, il a affirmé que des approches d’autres pays pour aborder les questions de cette région ont été avancées, notamment les approches libyenne et égyptienne.

Mais elles n’ont pas eu d’efficacité comparable à celle du Maroc, tandis que l’approche algérienne est restée cantonnée dans une perspective sécuritaire.

M. Al Madani Al Azhari a, dans ce sens, exprimé sa conviction que “Si l’Union du Maghreb arabe était unie, elle formerait une puissance économique, culturelle, humaine, intellectuelle et militaire considérable, et le Sahel et le Sahara, considérés comme le prolongement stratégique de l’Afrique du Nord, seraient restés loin des convoitises étrangères et des tensions internationales.

Pour sa part, Mady Ibrahim Kanté, enseignant-chercheur en Sciences politiques à la Faculté des sciences administratives et politiques de Bamako (Mali), a fait savoir que le Maroc est historiquement l’un des pays présents et influents dans la région du Sahel et du Sahara, soulignant le rôle du Royaume dans l’interprétation des concepts religieux et la contribution à la diffusion des préceptes du vrai Islam dans les pays de la région, pour contrecarrer l’extrémisme religieux.




Il a également évoqué les initiatives à caractère religieux du Maroc au profit des pays sahélo-sahariens, s’arrêtant en particulier sur la formation d’imams et d’étudiants africains à l’initiative du Royaume, au profit des pays de la région, afin de lutter contre l’extrémisme et le terrorisme.

Le Maroc a réussi dans cette démarche, puisqu’il est considéré comme l’un des pays les moins touchés par l’extrémisme religieux, a-t-il estimé, notant que les pays de la région ambitionnent de s’inspirer de cette expérience.

Les interventions lors de ce premier colloque du Moussem culturel international d’Assilah, organisé à l’initiative de la Fondation du Forum d’Assilah, en partenariat avec le ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication (département de la culture) et la commune d’Assilah, se sont articulées autour de plusieurs axes.

Notamment “les politiques et approches sécuritaires pour lutter contre l’extrémisme et le terrorisme: expériences des pays du Maghreb et du Sahel” et “l’environnement régional et le contexte international actuel”. Les travaux de cette manifestation se sont ouverts vendredi.




Ils seront marqués par l’organisation de cinq autres colloques traitant des questions géopolitiques actuelles et d’activités artistiques et culturelles.

Il s’agit de colloques sous les thèmes “Quel avenir pour la démocratie électorale?” (du 3 au 5 novembre), “Les Arabes et les nouvelles mutations régionales et internationales : où va le panarabisme?” (8-10 novembre), et “Cheikh Zayed: la vision d’un leader éclairé” (12-13 novembre), ainsi que d’une conférence-hommage au vétéran de la presse marocaine, Mohamed Brini (11 novembre) et de la deuxième rencontre poétique “Langage de la poésie arabe aujourd’hui” (16-17 novembre).

Cette session d’automne sera également ponctuée par une série d’ateliers (peinture, gravure) et de workshops portant, entre autres, sur l’écriture pour enfants.

Les organisateurs ont également prévu une exposition “one-man-show” du célèbre artiste-peintre Khalid El Bekkay, ainsi qu’une autre exposition sur “les étés des arts” à la galerie du centre Hassan II et deux autres, dont l’une est dédiée aux jeunes peintres d’Assilah à la Galerie “Diwan” du palais de la culture et l’autre réservée aux oeuvres des enfants (galerie du centre Hassan II).