(Photos) La France s’oppose à une campagne qui promeut le port du hijab

(Photos) La France s’oppose à une campagne qui promeut le port du hijab




La France a fait retirer une campagne européenne célébrant la « liberté dans le hijab », dénonçant une atteinte aux convictions de l’union européenne.

Lancée il y a une semaine par le Programme pour l’inclusion et la lutte contre les discriminations, géré par le Conseil et cofinancé par l’Union européenne, cette campagne proposait des portraits de plusieurs jeunes femmes, voilées sur une seule moitié de l’image.

Avec son message en anglais « Beauty is in diversity as freedom is in hijab » (« la beauté est dans la diversité comme la liberté est dans le hijab »), cette campagne a déclenché une vive polémique, de l’extrême droite au gouvernement. Plusieurs réactions ont été enregistrées tant de la part des membres gouvernement français que dans les rangs des acteurs politiques européens.

Selon le porte-parole du gouvernement français, cette initiative qualifiée de « démarche identitaire », est « à l’opposé de la liberté de convictions que la France défend dans toutes les enceintes européennes et internationales ».

Des propos maintenus par le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer, indiquant que « c’est très grave et l’incident n’est pas clos ».




Car cela révèle « que des associations, des structures qui ne vont pas dans le sens des valeurs de la République réussissent à s’insinuer dans des institutions, même parmi les plus importantes comme le Conseil de l’Europe ».

Pour Marine Le Pen, « cette communication européenne en faveur du voile islamiste est scandaleuse et indécente alors que des millions de femmes se battent avec courage contre cet asservissement ».

Au sein du gouvernement, la secrétaire d’État chargée de la Jeunesse Sarah El Haïry a indiqué que la France avait « fait part de sa désapprobation extrêmement vive, d’où le retrait de cette campagne dès (mardi) ».

Prenant en considération les observations faites par les acteurs politiques européens, notamment français, et après avoir retiré la campagne, le conseil européen a invité ces derniers à prendre en considération « les autres actions » de ce programme contre les discours haineux.

« Notre position est extrêmement claire : les femmes doivent pouvoir porter ce qu’elles veulent, selon les lois du pays où elles vivent », a insisté un second porte-parole de l’institution.