À travers les élections du 8 septembre, les populations du Sahara ont élu leurs véritables représentants

ONU: À travers les élections du 8 septembre, les populations du Sahara ont élu leurs “véritables” représentants (Burundi)




À travers les élections du 8 septembre dernier, les populations du Sahara ont élu leurs “véritables” représentants, a souligné, devant la 4ème Commission de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies, le représentant du Burundi auprès de l’organisation internationale.





Mettant en avant la “très forte” participation de la population du Sahara marocain à ce triple scrutin, en enregistrant le taux le plus élevé au niveau national, le diplomate burundais a affirmé qu’à travers ces échéances, les populations des provinces du Sud ont élu leurs “véritables” représentants.

Il a, en outre, exprimé le soutien du Burundi à l’initiative d’autonomie comme “solution de compromis” au différend régional autour du Sahara, notant que ce plan présenté par le Maroc est “conforme” au droit international, à la Charte des Nations Unies et aux résolutions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale.

Dans ce cadre, l’intervenant a rappelé que le Conseil de sécurité, dans ses résolutions successives depuis 2007, a salué les multiples efforts du Maroc pour résoudre ce différend régional. Il s’est également félicité du “nouvel élan” impulsé par le processus des tables rondes, avec la participation de l’Algérie, du Maroc, de la Mauritanie et du polisario et ce, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité, en particulier la résolution 2548.

Saluant l’adoption par le Conseil de sécurité de la résolution 2602, le diplomate a invité toutes les parties à soutenir les efforts pour la reprise du processus des tables rondes “là où il s’est arrêté” avec l’ancien envoyé personnel du SG de l’Organisation des Nations unies pour le Sahara marocain.




Ceci avec les mêmes 4 participants, et ce comme souhaité par l’organe exécutif de l’Organisation des Nations unies, notamment ses résolutions 2494 et 2548.

Il a, dans ce sens, relevé que son pays souhaite “vivement” que les parties prenantes restent engagées en faisant preuve de réalisme et d’esprit de compromis tout au long du processus politique.

Saluant la nomination du nouvel envoyé personnel du SG de l’Organisation des Nations unies pour le Sahara marocain, Staffan De Mistura, le diplomate burundais a souligné que son pays soutient “vivement” le processus politique en cours, tenu sous les auspices “exclusifs” du SG des Nations Unies, visant à parvenir à une solution “politique, réaliste, durable, de compromis, mutuellement acceptable et négociée au différend régional” sur le Sahara, comme recommandé par les résolutions du Conseil de sécurité, depuis 2007.

Le diplomate a, de même, insisté que la montée de l’instabilité et de l’insécurité au Sahel et à sa périphérie appelle “de toute urgence” le règlement de ce différend d’autant plus que “la persistance du conflit entrave l’intégration plus poussée du Maghreb qui devient plus que jamais indispensable”, estimant que le renforcement de la coopération entre les États membres de l’Union du Maghreb arabe “contribuerait” à la stabilité et à la sécurité dans la région du Sahel.




Par la même occasion, il a tenu à souligner que l’ouverture d’un consulat général du Burundi à Laâyoune est “témoin” d’importants efforts de développement à la faveur du modèle de développement du Sahara lancé par le Maroc en 2015, contribuant “grandement” à l’autonomisation des populations et à élever les indices de développement humain.

Il s’est félicité aussi des réalisations du Maroc en matière des droits de l’homme saluées par les résolutions du Conseil de sécurité notamment 2548, ainsi que de la participation des représentants élus du Sahara marocain, ces dernières années, aux séminaires régionaux et réunions du Comité des 24 de l’ONU et aux deux tables rondes de Genève dans le cadre du processus politique.

Dans la même veine, il a ajouté que son pays “apprécie positivement” tous les efforts et réalisations du Maroc pour la lutte contre la pandémie Covid-19 au Sahara, notamment la campagne de vaccination qui a permis un large accès des populations au vaccin anti-covid.

Par ailleurs, le représentant du Burundi à l’ONU a insisté sur “l’impérieuse” nécessité de procéder à l’enregistrement et au recensement dans les camps de Tindouf conformément notamment au Droit international humanitaire et aux recommandations pertinentes du SG des Nations Unies et à toutes les résolutions du Conseil de sécurité, depuis 2011, y compris la résolution 2548.