L’Espagne paie le prix fort de son rapprochement avec l’Algérie

L’Espagne paie le prix fort de son rapprochement avec l’Algérie




L’Espagne a-t-elle bien fait de renforcer sa coopération avec l’Algérie, considérée comme « un régime imprévisible qui a perdu toute crédibilité, même aux yeux des Algériens eux-mêmes » ? C’est la question que se pose un journal espagnol.





L’opinion publique espagnole a critiqué les récents choix du gouvernement de Pedro Sánchez en ce qui concerne ses relations avec le Royaume du Maroc, un pays ami avec lequel il entretient des partenariats dans les domaines économiques et en matière de lutte contre le terrorisme et les flux migratoires. « Malgré un partenariat fort et mutuellement bénéfique avec le Royaume du Maroc, les autorités espagnoles ont décidé ces derniers mois de prendre une décision diamétralement opposée. L’Espagne est sur la base d’approches dépassées, elles est sous l’influence de certaines forces obscures anti-marocaines persistantes.




L’Espagne semble désormais axer sa politique maghrébine sur une nouvelle coalition avec l’Algérie », analyse La Razón dans un article titré « Erreurs stratégiques de l’Espagne au Maghreb ». Pour le quotidien espagnol, ce changement de politique étrangère est une décision « inappropriée et désastreuse pour l’Espagne », qui devrait en payer le prix fort. Pour argumenter cette thèse, le journal évoque l’affaire Ghali qui a éclaboussé de hauts fonctionnaires espagnols, sans oublier la complaisance dont font preuve les autorités espagnoles face à l’afflux de migrants en provenance de l’Algérie.




Le journal espagnol à grand tirage critique également le non-renouvellement du gazoduc Maghreb-Europe par l’Algérie « dont l’imprévisibilité et l’impulsivité en font un partenaire qui n’est pas très fiable, compromettant ainsi sa compétitivité économique et affaiblissant le pouvoir d’achat des Espagnols ». Et le journal espagnol La Razón d’ajouter : « Comment expliquer au peuple espagnol et à ses forces motrices le coût de décisions malheureuses ? Il faut se rappeler qu’un changement d’avis est rarement une bonne approche de la diplomatie, surtout lorsqu’il repose sur des bases qui sont précaires ».