Maroc: la préservation du pouvoir d’achat au centre des orientations du PLF 2022

La préservation du pouvoir d’achat au centre des orientations du PLF 2022 (Mme Fettah Alaoui)




Le gouvernement a placé les secteurs sociaux et la préservation du pouvoir d’achat des citoyens à la tête des orientations du projet du loi des finances (PLF) au titre de l’exercice 2022, a indiqué, samedi à la Chambre des représentants, la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah Alaoui.

Nadia Fettah Alaoui





“En réaction à vos interventions sur la hausse des prix et la protection du pouvoir d’achat des citoyens, nous affirmons tout d’abord que le gouvernement a placé les secteurs sociaux et la préservation du pouvoir d’achat des citoyens à la tête de ses orientations pour ce projet”, a dit Mme Fettah Alaoui qui s’exprimait lors d’une séance plénière à la Chambre des représentants.

Avant de revenir en détail sur les mesures prises à cet égard, la ministre a rappelé qu’à l’instar des autres pays, la hausse significative des prix a commencé depuis avril dernier, après une tendance baissière constatée durant l’année écoulée.

Elle a indiqué que l’indice des prix à la consommation a atteint, en septembre dernier, 5,4% aux Etats-Unis et 3,4% dans la Zone Euro.

Globalement, les facteurs ayant entraîné la hausse actuelle des prix à la consommation au Maroc et dans le monde restent liés à la conjoncture qui est marquée par une relance économique mondiale plus forte que prévu et à l’augmentation des prix des produits énergétiques, outre les perturbations continues dans les chaînes d’approvisionnement mondiales et le mouvement de navigation internationale, fait savoir Mme Fettah Alaoui.




Par ailleurs, l’amélioration qu’a connue le Royaume, que ça soit au niveau de la campagne agricole exceptionnelle marquée par l’abondance des produits ou en ce qui concerne les interventions du gouvernement en matière de contrôle et de suivi, a permis de fournir les marchandises et assurer la stabilité des prix, à l’exception d’un nombre limité de produits importés, a-t-elle poursuivi.

Pour ce qui est des produits locaux, comme les fruits, les légumes et les céréales, leurs prix ont été stables, voire en baisse pour plusieurs produits.

S’agissant des produits subventionnés (farine, sucre et gaz du butane), leurs prix ne devraient connaître aucune évolution, a souligné Mme Fettah Alaoui, expliquant que cette stabilité reste garantie à travers la Caisse de compensation qui intervient pour justement compenser la différence entre ces prix et ceux du marché mondial.

Dans ce sens, elle a fait remarquer que la Commission interministérielle des prix mène un travail régulier, depuis des semaines, qui se poursuivra pour dépasser cette conjoncture à travers la lutte contre toute marge injustifiable sur les prix et la mise en place des mesures nécessaires pour préserver le pouvoir d’achat des citoyens.




Le gouvernement a décidé, à cet égard, de suspendre les droits de douane appliqués à l’importation du blé et de prévoir une indemnité supplémentaire aux importateurs en vue de préserver les prix de l’ensemble des dérivés du blé sur le plan national, a rappelé Mme Fettah Alaoui.

Aussi, le gouvernement a alloué environ 8 milliards de dirhams (MMDH) pour l’augmentation de la masse salariale, dédiés essentiellement au règlement des arriérés relatifs à la promotion des fonctionnaires pour les années 2020 et 2021.

Parallèlement, la ministre a indiqué qu’une enveloppe de 3,5 milliards de dirhams a été dédiés à l’appui de l’emploi des jeunes, en plus d’appuyer les personnes en situation de handicap à travers 500 millions de dirhams (MDH).

S’agissant du Fonds d’appui à la cohésion sociale, elle a précisé que 10 milliards de dirhams ont été consacrés à ce Fonds, dont 4,2 milliards de dirhams pour garantir le droit d’accès aux soins, 3,5 milliards de dirhams pour soutenir l’éducation des enfants dans le cadre du programme “Taysir”, ainsi que l’appui des veuves et de l’initiative “millions cartables” et 1,7 milliard de dirhams pour l’achat de médicaments et l’appuie des institutions hospitalières, pour permettre aux catégories vulnérables d’accéder aux soins.