L’Espagne va-t-elle reconnaître l’utilisation d’armes chimiques dans le Rif ?

L’Espagne va-t-elle enfin reconnaître l’utilisation d’armes chimiques dans le Rif ?




Une délégation de l’Assemblée mondiale amazighe, a rencontré les 10 et 11 novembre derniers divers groupes parlementaires pour solliciter leur soutien en vue de la reconnaissance des responsabilités de l’État espagnol dans l’utilisation d’armes chimiques contre les Rifains.




La délégation amazighe, composée de son président Rachid Raha, de son président délégué pour l’Algérie, Khodir Sekouti, de son président délégué pour le Maroc, Amina Ibnou-Cheikh, de Mme Naziha El Idrissi et Dr Antonio Arnaiz Villena, a été reçue par les groupes parlementaires Esquerra Republicana de Cataluña (ERC), Junts Per Cataluña (JxCat) et Partido Nacionalista Vasco (PNV), fait savoir Amadalamazigh.

Au menu des débats, l’épineuse question de la reconnaissance des responsabilités de l’État espagnol pour l’utilisation d’armes chimiques pendant la guerre du Rif. La délégation amazighe a à nouveau sollicité le soutien des députés catalans et basques en faveur de cette reconnaissance.

En retour, ces derniers ont renouvelé leur solidarité avec le peuple amazigh du Rif et ont promis d’engager toutes les actions possibles à cette fin, notamment d’initier des lois ou de proposer des amendements à la loi sur la mémoire démocratique afin que justice soit rendue aux victimes de cette guerre.




La délégation amazighe s’est aussi entretenue sur cette question avec le député socialiste, Pau Mari Klose, président de la commission des Affaires étrangères, et le secrétaire des relations internationales de Podemos, David Perejil.

Ce dernier a déclaré à l’occasion que son parti « suit avec intérêt » les activités de l’Assemblée mondiale amazighe et, entre autres, ce dossier de la reconnaissance de la responsabilité de l’Espagne dans le nord du Royaume du Maroc.

« Nous considérons cette affaire non seulement comme une affaire de justice avec les peuples marocain et amazigh, mais aussi une affaire plus que la réparation de la mémoire historique de notre pays », a-t-il précisé. La question de l’enseignement de la langue amazighe aux garçons et filles de la communauté amazighe au sein des communautés autonomes de la Catalogne, du Pays basque et de la ville de Melilla, a également été abordée au cours des échanges.