Maroc: un français en prison pour avoir acheté un masque volé

Maroc: un français en prison pour avoir acheté un masque volé




Un Toulousain en fin de séjour au Maroc, a été arrêté le 11 novembre dernier à l’aéroport de Rabat. Il avait en sa possession un masque qu’il s’était procuré, mais qui se trouve être un objet volé au musée national de Marrakech.

Le Toulousain remplissait les formalités avant embarquement quand il a été interpelé à l’aéroport de Rabat. « Il est parti au Maroc début septembre pour une question d’héritage.

Son retour à Toulouse était prévu le jeudi 11 novembre, mais il n’est jamais arrivé », raconte Isabelle, sa compagne, à La Dépêche. « Les autorités m’ont prévenue le vendredi matin. Je commençais à m’inquiéter, car je n’avais pas de nouvelles.




Il a acheté un masque qu’il trouvait super beau à quelqu’un, sans penser à mal. Mais il s’est avéré que ce masque avait été volé au musée national de Marrakech », ajoute-t-elle.

Après son arrestation, Sébastien, le Toulousain, a été placé en garde à vue à la direction générale de la sûreté nationale. Soumis à un interrogatoire, il explique aux agents qu’il était fasciné par le masque qu’il a fini par acheter.

Ceci sans se douter qu’il s’agissait d’un objet volé au musée national de Marrakech. Pour cette imprudence, il devra payer une amende de 2 600 euros. « S’il ne la règle pas, il encourt deux ans de prison au Maroc », précise Isabelle, désorientée. « Nous n’avons pas une telle somme.




Il n’a pas eu le temps de toucher l’héritage pour lequel il était parti là-bas », se plaint-elle. Les proches du mis en cause ont alors sollicité et obtenu un délai pour réunir la somme.

Ils ont lancé à cet effet un crowdfunding (financement participatif) sur les réseaux sociaux. En attendant, le Toulousain restera en détention. « Il a le droit de me téléphoner une heure le matin et une heure le soir. Il est vraiment mal.

Je ne sais pas combien de temps il va pouvoir tenir. Il n’a vraiment pas le moral. Cependant, il me dit qu’il est bien traité », souligne la compagne du prévenu. Les proches de Sébastien croisent les doigts pour obtenir le montant exigé.