Maroc: l’exploration pétrolière au large de Tarfaya inquiète les Canaries

Maroc: l’exploration pétrolière au large de Tarfaya inquiète les Canaries




Le Royaume du Maroc a autorisé la société Qatar Petroleum International Upstream L.L.C à poursuivre l’exploration pétrolière dans ses eaux au large de Tarfaya, près des îles Canaries.

La nouvelle suscite une «  extrême inquiétude  » dans l’archipel espagnol. Le Maroc a renouvelé le permis d’exploration de la société Qatar Petroleum International Upstream L.L.C.

La compagnie pétrolière va explorer les eaux marocaines dans les provinces du Sud, non loin des îles espagnoles Fuerteventura et Lanzarote.

L’information (qui a été publiée au bulletin officiel du 21 octobre 2021) a été reprise par la presse espagnole. Le site d’informations El Español indique que la compagnie pétrolière italienne Eni et la société Qatar Petroleum sont devenues associées en 2019.




Elles se sont associées afin d’explorer les eaux marocaines, au large de la zone de Tarfaya Offshore Shallow située en face de Sidi Ifni, Tan Tan et Tarfaya.

Plusieurs arrêtés pris par l’ancien ministre de l’Energie, Aziz Rabbah, et rappelés dans le bulletin officiel, accordent le « passage à la première période complémentaire du permis de recherche d’hydrocarbures » dans des limites bien définies.

Ce renouvellement du permis d’exploration accordé à la compagnie qatarie suscite une « extrême inquiétude » aux Canaries.

« Ce sont des prospections qui sont situées plus près de Lanzarote et de Fuerteventura. Dans le cas où ils trouveraient du pétrole ou du gaz et commenceraient à forer, le danger serait fondamentalement environnemental en cas d’accident ».




C’est ce qu’alertent des sources de la Coalition canarienne, le parti nationaliste espagnol.

Pour rappel, il y a deux lois qui ont été adoptées par le Parlement en 2020 afin de délimiter les eaux territoriales marocaines.

Il s’agit de la loi n° 37.17 modifiant et complétant le dahir portant loi n° 1.73.211 du 2 mars 1973 qui fixe la limite des eaux territoriales et la loi n° 38.17 modifiant et complétant la loi n° 1.81 qui institue une zone économique exclusive de 200 miles marins.

Ces lois qui ont été adoptées « visent à réactualiser l’arsenal juridique national », en lien avec « la souveraineté totale du royaume du Maroc sur ses frontières effectives, terrestres et maritimes », avait déclaré le ministre des Affaires étrangères du Maroc, Nasser Bourita.