Un vigneron français se fait arnaquer par des faux proches de la famille royale marocaine

Un vigneron français se fait arnaquer par des faux proches de la famille royale marocaine




Un vigneron français s’est fait arnaquer à plusieurs reprises par trois individus qui se sont fait passer pour un policier, un indic et un acteur.

La victime, complètement dépossédée, a porté plainte. Le procès s’est ouvert cette semaine au tribunal de Nanterre.

Le viticulteur, âgé d’une trentaine d’années, a fait la connaissance du soi-disant policier en 2007, dans une brasserie à laquelle il livrait du champagne.

Ce dernier s’est présenté à lui en tant qu’agent de renseignements généraux et du service de protection des hautes personnalités.

Le vigneron pensait saisir ainsi une opportunité pour promouvoir son champagne, fait savoir Le Parisien.




Le jeune homme donnait des caisses de champagne au faux policier pour qu’il fasse découvrir son produit aux hautes personnalités.

Mais il n’a jamais reçu de commande provenant de cette clientèle qu’il cherchait à attirer. Le faux policier lui fait ensuite rencontrer un « ami », qui maitriserait le milieu.

Il serait un acteur de seconde zone, et aurait même eu un rôle au cinéma avec Johnny Hallyday. Le jeune vigneron a cru tout ce que lui racontaient ses nouveaux « amis ».

Facilement manipulable, il est allé jusqu’à croire que l’ancien président américain, Barack Obama, aurait offert au faux acteur un avion qui, faute de moyens, n’a pas encore été rapatrié en France.




Naïf à l’excès, il va également croire que ce dernier est un proche de la famille royale du Maroc.

Le troisième arnaqueur, jouant le rôle d’un indic, devait lui donner des cours d’arabe à 200  euros l’heure pour lui permettre d’accéder à la cour marocaine.

L’escroquerie aura duré cinq ans au cours desquels le trentenaire a livré gratuitement des caisses de champagne, payé les frais de déplacement en avion de ses « amis », sans oublier leur habillement, leur restauration, etc.

En tout, il aurait perdu la rondelette somme de 450 000  euros. En 2012, il finit par porter plainte. Le procès s’est ouvert jeudi dernier devant le tribunal de Nanterre.