Démocratie: le Maroc maintient son statut de « régime hybride »

Démocratie: le Maroc maintient son statut de « régime hybride »




Le régime démocratique au Maroc reste « hybride », selon le rapport annuel de l’International IDEA.

Depuis 2004, le Maroc conserve son statut de « régime hybride » dans ce rapport qui est mis à jour chaque année par l’International IDEA.

Près de 160 pays sont classés en trois catégories à savoir : « démocratie en recul », régimes « hybrides » et régimes autoritaires.

En Afrique du Nord, la Tunisie est le seul pays reconnu démocratique dans le rapport. L’Algérie, l’Égypte, la Libye, le Soudan du Sud et le Soudan sont considérés comme des « régimes autoritaires ».

« Le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord restent les régions les moins démocratiques du monde ».




C’est ce qu’indique l’organisation qui, en plus des critères habituels, a tenu compte cette année des mesures prises par chaque pays pour lutter contre la pandémie du Covid-19.

« Des journalistes ont été arrêtés en Algérie, Bahreïn, Iran, Jordanie, Maroc et Palestine dans les tentatives du gouvernement de contrôler ce qui est rapporté sur la pandémie », relève le rapport.

Il souligne que « le plus grand nombre de journalistes ont été arrêtés en Égypte » entre 2019 et 2020.

Plus d’un quart de la population mondiale vit dans une démocratie en recul, précise en outre le rapport qui annonce que, pour la première fois, les États-Unis ont intégré la catégorie des « démocraties en recul ».




En tout, le nombre de pays avec une « démocratie en recul » a doublé en près d’une décennie.

En 2021, le rapport note l’existence de 20 régimes « hybrides » dont la Russie, le Royaume du Maroc ou bien encore la Turquie et de 47 régimes autoritaires comme la Chine, l’Arabie Saoudite, l’Éthiopie, ou l’Iran.

Au total, 70% de la population mondiale vit dans des démocraties en recul, hybrides ou autoritaires.

Selon l’organisation, plus de six pays sur dix ont pris des mesures sanitaires qui portent atteinte aux droits humains ou aux règles démocratiques, généralement jugées «illégales, disproportionnées, sans limite de temps ou superflues».