Espagne: la justice s’intéresse au fils de Brahim Ghali

Espagne : la justice s’intéresse au fils de Brahim Ghali




Le juge du tribunal de Saragosse, Rafael Lasala, en charge de l’affaire Ghali en Espagne, vient d’ouvrir une enquête sur les conditions d’obtention d’un titre de séjour par Luali Brahim Sid El Mustafa, son fils, qui l’accompagnait le 18 avril dernier.

Le juge Lasala veut connaître les détails sur les circonstances de l’octroi d’un titre de séjour au fils de Brahim Ghali, entré « illégalement » avec son père sur le territoire espagnol le 18 avril.

Il a ordonné à la Brigade provinciale des étrangers et des frontières d’ouvrir une enquête afin de faire la lumière sur ce dossier, fait savoir La Razón.

En l’occurrence, le juge recherche le nom du responsable qui a autorisé le chef du Polisario et son fils à quitter l’Espagne le 2 juin dernier.




Selon un document en date du 30 septembre et signé par la préfecture de police d’Aragon (nord de l’Espagne), Luali Brahim Sid El Mustafa, le fils de Brahim Ghali, est arrivé en Espagne le 18 avril sans titre de séjour.

Le document lui a été délivré le 23 avril, soit cinq jours après son arrivée à Saragosse.

L’avocat Antonio Urdiales, soupçonnant un « détournement de fonds publics », avait demandé l’ouverture d’une enquête « sur les coûts générés par le séjour et le traitement de Brahim Ghali » en Espagne, lesquels avoisineraient 100 000 euros.

Mais le juge Rafael Lasala s’est déclaré incompétent pour accéder à cette requête, renvoyant le dossier au tribunal d’instruction de Logroño.




Le tribunal d’instruction de Logroño avait d’ailleurs ouvert une enquête préliminaire contre Brahim Ghali pour falsification d’un document de voyage.

L’implication des autorités locales et même du gouvernement avait été évoquée dans cette affaire.

L’ex-ministre des Affaires étrangères espagnoles, Arancha González Laya, avait été citée à comparaitre, de même que son ancien chef de cabinet, Camilo Villarino.

Dans une décision en date du 7 octobre, le juge Rafael Lasala avait émis des réserves aux raisons « humanitaires » avancées par l’Espagne pour justifier l’accueil du chef des milices armées séparatistes, soulignant « une violation frontale des règles de base de l’espace Schengen ».