Au Maroc, le harcèlement sexuel en milieu scolaire se manifeste dès le primaire

Au Maroc, le harcèlement sexuel en milieu scolaire se manifeste dès le primaire (étude)




Le rapport du Programme national d’évaluation des acquis (PNEA) révèle des chiffres alarmants autour de l’harcèlement sexuel dans les écoles marocaines.

Cette étude, qui s’intéresse au cas des élèves allant de la 6e année primaire à la 3e année du secondaire collégial, fait savoir qu’une grande proportion des écoliers et des collégiens subissent du harcèlement sexuel de la part de leurs collègues, enseignants et personnel encadrant.

Le harcèlement scolaire sous toutes ses formes (physique, verbale, cyber, sexuel…) est susceptible d’hypothéquer durablement la vie scolaire de l’élève qui en est victime, relève le rapport. Le phénomène prend plus d’ampleur au collège qu’au primaire, apprend-on.




Concernant les élèves de la 6e année primaire :

  • 9% des élèves déclarent être harcelés sexuellement par des camarades
  • 8% déclarent être harcelés par des enseignants
  • 7% déclarent être harcelés par le personnel administratif

Concernant les élèves de la 3e année du secondaire collégial :

  • 17% des élèves déclarent être harcelés sexuellement par leurs camarades
  • 13% déclarent être harcelés par des enseignants
  • 11% déclarent être harcelés par le personnel administratif





Concernant le voisinage de l’école, 10% des écoliers et 20% des collégiens ont été victimes du harcèlement sexuel au voisinage de leurs établissements scolaires.

Conséquence immédiate : les élèves des écoles et collèges les plus exposés au harcèlement sexuel performent nettement moins que leurs collègues moins exposés.

« Le harcèlement sexuel d’un enfant porte atteinte à la dignité de la victime qui se sent humiliée et chosifiée, ce qui de nature à le traumatiser, le perturber et compromettre son développement cognitif, psychique, physique et social.

Par conséquent, l’école en tant qu’institution de formation et d’éducation, a le devoir de lutter pédagogiquement et administrativement contre ce phénomène destructeur, abaissant et antisocialisant », alarme-t-on.