Maroc: un ingénieur arrêté pour avoir livré des infos confidentielles à un ministre algérien

Maroc : Un ingénieur de l’ISESCO arrêté pour avoir livré des informations confidentielles à un ministre algérien




Une affaire d’espionnage secoue l’Organisation du monde islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ISESCO, selon son acronyme en anglais), basée à Rabat.

Sur ordre du parquet près le tribunal de première instance de Rabat, un ingénieur responsable du site internet de l’organisation et chargé de conduire ses réunions en visioconférence, a été arrêté et placé en détention préventive, révèle le quotidien arabophone Assabah dans son édition de ce samedi.

Une arrestation qui fait suite à des investigations menées par l’unité de lutte contre le crime informatique à la préfecture de police de la capitale en collaboration avec le laboratoire national d’analyse des traces numériques.

Il est mis en cause pour divulgation d’informations confidentielles et sensibles à une trentaine de personnalités, membres de l’organe exécutif de l’Organisation du monde islamique pour l’éducation, les sciences et la culture, et aussi à l’actuel ministre algérien de l’Education, Abdelhakim Belabed (en poste depuis le 7 juillet 2021).




L’ingénieur est poursuivi pour 9 chefs d’accusation, dont des menaces de mort. Assabah précise qu’une autre personne est poursuivie également dans cette affaire mais en état de liberté.

Selon le journal arabophone, le mis en cause aurait été en contact avec un retraité de l’Organisation du monde islamique pour l’éducation, les sciences et la culture, qui réside en Tunisie. Dans son entreprise, l’ingénieur a créé entre 20 et 30 groupes WhatsApp et changeait régulièrement ses numéros et ses téléphones pour ne pas être démasqué.

L’enquête menée par la Direction générale de la Sûreté Nationale (DGSN) a montré que l’ingénieur est l’auteur des menaces de mort adressées au directeur de l’Organisation du monde islamique pour l’éducation, les sciences et la culture, le Saoudien Salim Bin Mohammed Al Malik, et à sa femme.

Pour l’heure, il refuse de reconnaitre avoir livré des informations confidentielles au ministre algérien de l’Education. Son procès sera ouvert la semaine prochaine.