Réquisitoire de l’Algérie à Stockholm contre la coopération Maroc-Israël

Réquisitoire de l’Algérie à Stockholm contre la coopération Maroc-Israël




L’Algérie continue sa campagne de communication condamnant le protocole d’accord militaire maroco-israélien, signé le 24 novembre à Rabat.




Après les déclarations de son ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, lors de la conférence d’Oran, c’est au tour de l’ambassadrice représentante permanente de l’Algérie auprès des Nations unies à Vienne de prendre le relais. «L’escalade récente dans notre région montre que, sous couvert de normalisation, Israël et le Maroc entendent s’appuyer mutuellement pour continuer à piétiner le droit international».

C’est ce qu’a dénoncé Fouzia Boumaïza Mebarki lors de la dernière réunion de Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), organisée les 2 et 3 décembre à Stockholm. La diplomate a estimé que les accords d’Abraham «enterrent définitivement l’Initiative arabe de paix», adoptée en 2002 au sommet de la Ligue arabe de Beyrouth.




Le texte proposé par l’Arabie saoudite offrait la paix à Israël en échange de son retrait des territoires occupés en Palestine, Syrie et Liban. Une offre rejetée par l’État hébreu. Dans son réquisitoire contre la coopération militaire et sécuritaire entre le Royaume du Maroc et Israël, la diplomate algérienne Fouzia Boumaïza Mebarki a accusé les deux pays d’avoir «commis des actes d’hostilité et d’agression» contre son pays.

L’ambassadrice représentante permanente de l’Algérie auprès des Nations unies à Vienne a cité particulièrement, «l’espionnage dans le cadre de l’opération Pegasus, de 6.000 téléphones de responsables algériens» et l’affaire des deux camions algériens retrouvés calcinés près de Bir Lahlou. Des accusations infondées sans l’ombre d’une preuve.