Et si on construisait un barrage entre le Maroc et l’Espagne ?

Et si on construisait un barrage entre le Maroc et l’Espagne ?




Alexandre Meinesz, biologiste marin au CRNS à Nice propose la construction d’un barrage à Gibraltar — entre la pointe de l’Espagne et le Royaume du Maroc — pour contrer efficacement la montée des eaux.

Alexandre Meinesz





C’est une solution innovante que le biologiste marin au CRNS à Nice estime moins coûteuse que le financement de tous les travaux liés à la montée des eaux.

Une construction de 32 km entre la pointe de l’Espagne et le Maroc, en arc-de-cercle, pour éviter les profondeurs maximales de 800 m. Alexandre Meinesz reprend cette idée de l’Allemand Herman Sörgel qui date des années 1920.

L’infrastructure comprendra d’immenses blocs de bétons, pouvant aller jusqu’à 300 m de fonds, avec des caissons creux à cheval pour laisser passer l’eau, une autoroute et une voie ferroviaire pour relier les deux continents, des écluses pour laisser passer les bateaux et des turbines hydroélectriques, détaille Midi Libre.

« C’est une idée un peu utopique mais quand on compare ce que vont coûter la montée des eaux d’un mètre et la construction du barrage, on est dans un rapport du simple au triple.




[…] Ce barrage ferait baisser la mer de vingt centimètres », tente de convaincre le biologiste marin, Alexandre Meinesz.

« Il y a une série de bombes à retardement qui arrivent comme la fonte du permafrost qui va libérer du méthane 60 fois plus puissant que le CO2. La mer va monter beaucoup plus vite que prévu et pour moi c’est la pire des conséquences du réchauffement climatique pour les régions littorales.

Cela va entraîner la construction de digues, d’épis, la remontée des quais de tous les ports et des estuaires avec des coûts faramineux », argumente-t-il. Pour le chercheur, la réalisation de ce barrage appelle à une volonté commune de tous les États riverains pour le cofinancer.

Il estime que les dix ans de travaux et de bétonnage en mer ne sont pas comparables au barrage. « Mais 32 km de béton, ce n’est pas comparable aux 4 700 km de côte à artificialiser », dit-il.