Maroc: les frontières resteront fermées, le rapatriement des Marocains bloqués à l’étude

Covid-19 : Les frontières resteront fermées, le rapatriement des Marocains bloqués à l’étude




Intervenant ce jeudi lors du point de presse hebdomadaire du porte-parole du gouvernement, le ministre de la Santé et de la protection sociale Khalid Ait Taleb a affirmé que le Royaume du Maroc était désormais une «zone verte» concernant la situation épidémiologique, défendant ainsi le maintien de la fermeture des frontières.

Khalid Aït Taleb





La situation épidémiologique actuelle est «stable» au niveau national, mais «elle ne doit pas être observée sur un plan intérieur seulement», a indiqué ce jeudi le ministre de la Santé et de la protection sociale, Khalid Ait Taleb. 

Intervenant lors du point de presse hebdomadaire du porte-parole du gouvernement pour répondre aux questions des journalistes, il a affirmé que la situation était «sous contrôle» dans pays, bien qu’on observe une hausse des cas dans certaines régions. Ce constat est dressé sur la base d’un comparatif sur une période hebdomadaire. 

«On tient compte d’indicateurs liés au nombre d’infections, de cas critiques, du nombre de lits occupés dans les structures hospitalières et particulièrement dans les services de réanimation ainsi que le taux d’infection par 100 000 habitants», a expliqué le ministre. «Ces données croisées nous permet d’affirmer qu’actuellement, le Maroc est une zone verte», a-t-il ajouté. 

Toujours est-il qu’au niveau régional, la situation reste préoccupante, compte tenu de différents éléments principaux. Selon Khalid Ait Taleb, les pays voisins et ceux avec lesquels le royaume a beaucoup de liens, notamment en Europe, «vivent une détérioration de la situation sanitaire, poussant notamment trois État à anticiper les vacances de fin d’année».




Pour le ministre, cela est dû particulièrement à la propagation du variant de la souche Delta de la Covid-19. Et de rappeler qu’il n’existe pas de modèle type en termes de prévention et de protection contre la pandémie. 

«De ce fait, chaque État prend des mesures en fonction de sa situation épidémiologique, mais aussi de ses capacités en termes d’infrastructure sanitaire et de ressources humaines. L’importance est le résultat sur le terrain des décisions prises et dans le cas du Maroc, le résultat est que nous avons enregistré des acquis que nous gagnerons à conserver.» 

C’est la raison pour laquelle les récentes décisions sur la fermeture des frontières ont été prises, a rappelé le ministre, ayant fait que «nous sommes encore à l’abri de l’apparition du variant Omicron sur le plan national, alors qu’il se répand en Afrique du Sud, dans d’autres régions du continent et dans un total de 57 États à travers le monde». «Nous sommes donc cernés des deux cotés et nous devons assurer la pérennité de ces acquis», a-t-il insisté. 

Dans ce même contexte, le gouvernement est en train d’étudier les possibilités du rapatriement des Marocains bloqués à l’étranger, «mais conformément à un protocole sanitaire spécialement défini à cet effet et à suivre pour un retour sûr et sécurisé sur le plan sanitaire.




Surtout pour ceux qui reviennent de zones fortement touchées dans le monde», a annoncé le ministre de la Santé. Concernant la vaccination au Maroc, Ait Taleb a par ailleurs indiqué que 67% de la population cible a bénéficié de la première dose vaccinale et 62% a reçu la deuxième dose. 

«50% des non-vaccinés atteints de Covid-19 sont admis actuellement aux services de réanimation et 50% ont été vaccinés», a-t-il ajouté, soulignant que la deuxième catégorie est constituée de cas des personnes âgées de plus de 60 ans ainsi que de ceux dont la seconde dose vaccinale remonte à six mois et plus. 

«Si l’ont tient compte du nombre total des personnes vaccinées mais dont la prise de deuxième dose vaccinale remonte à six mois et plus, le taux d’admission en réanimation comparé aux non-vaccinés est largement inférieur, ce qui rappelle que la vaccination prévient le développement de cas graves et la mortalité en cas d’infection, mais aussi que l’efficacité du vaccin s’amenuise peu à peu au bout de six mois, d’où l’importance de faire la troisième dose vaccinale compte tenu de la notion du bénéfice immunitaire», souligne Khalid Ait Taleb. 

Dans ce sens, le ministre a affirmé qu’«aucun des cas atteint et ayant reçu la troisième dose vaccinale n’a été admis en réanimation».