Maroc: le secteur de la location de voitures durement touché par la crise sanitaire

Maroc: le secteur de la location de voitures durement touché par la crise sanitaire




Le secteur de la location de voitures sans chauffeur est l’un des plus durement touchés par la crise sanitaire au Royaume du Maroc. Avec la récente suspension des vols de et vers le royaume, le secteur déjà à l’agonie, court à sa mort programmée.

« Depuis la suspension des liaisons aériennes fin novembre dernier, nous sommes revenus au 20 mars 2020, jour de l’instauration de l’état d’urgence. Les opérateurs enregistrent chaque jour une pluie d’annulations des réservations au titre de la période de décembre à février.

Les fêtes de fin d’année correspondent à la très haute saison qui représente environ 25 % de notre chiffre d’affaires », explique au journal l’Economiste Tarik Dbilij, président de la Fédération des loueurs d’automobile sans chauffeur au Maroc (FLASCAM).

Le secteur a été frappé de plein fouet par la crise sanitaire avec son lot de fermeture des frontières, d’interdictions de circulation et de confinement.




Durant toute cette période de crise, le secteur n’a bénéficié d’aucune aide de l’État, fait savoir L’Économiste. Et pour cause, les loueurs de voitures revendiquent le statut d’opérateurs touristiques parce que leur clientèle est constituée à 78% de touristes non résidents. Un avis que ne partage pas le ministère de tutelle.

Laissés pour compte, les professionnels du secteur ont dû vendre environ 27 000 véhicules pour faire face à la crise. Les salariés du secteur, estimés à 20 000, n’ont jamais été pris en compte dans la subvention de 2 000 DH par mois, accordée aux salariés d’autres secteurs comme le tourisme.

Selon la FLASCAM, 3 200 sociétés sur 7 200 ont déjà fait faillite et d’autres sont également en voie de mettre la clé sous le paillasson.

« En juin dernier, de nombreux confrères ont procédé à l’achat de quelque 7 000 nouveaux véhicules pour renflouer leur flotte. Mais avec la suspension des vols pour une durée indéterminée, ils ne peuvent plus placer de véhicules », indique Dbilij.