Les investisseurs étrangers peuvent désormais acquérir des terres agricoles au Maroc

Maroc : ruée des investisseurs étrangers vers les terres agricoles




Les investisseurs étrangers peuvent désormais acquérir des terres agricoles au Royaume du Maroc, sur la base de la loi n° 62-19, entrée en vigueur cette année.

La mesure ouvre de nouvelles opportunités pour les entreprises espagnoles du secteur agricole. En attendant la publication des textes réglementaires pour faciliter la mise en œuvre de la mesure, les investisseurs étrangers dans le secteur agricole au Maroc peuvent déjà se réjouir.

Actifs dans le royaume depuis plusieurs années, ils ne pouvaient pas étendre leurs activités en raison de l’impossibilité d’acquérir et d’exploiter des terres agricoles en leur nom ou au nom de leurs entreprises. Aujourd’hui, la législation marocaine a évolué avec l’adoption de ce nouveau texte.

Malgré cette interdiction faite aux étrangers, de nombreuses entreprises espagnoles dans le secteur agricole ont fait d’importants investissements au Maroc en raison de son sol riche et fertile qui favorise la production rapide de certains fruits et légumes.




Des fruits et légumes tels que les agrumes, les tomates, les haricots ou les fraises. Après le Brexit et suivant les accords commerciaux conclus entre le Maroc et le Royaume-Uni, les exportations de produits agricoles marocains vers ce pays ont augmenté de 51 % en janvier 2021 par rapport au même mois de l’année précédente.

Avec l’entrée en vigueur de cette loi, il faut s’attendre à une augmentation significative des investissements étrangers dans le secteur agricole.

La nouvelle loi permet aux sociétés anonymes marocaines et aux sociétés en commandite par actions d’acquérir des terres agricoles sans aucune limitation, même si la totalité de leur capital social appartient à des actionnaires étrangers. Les textes d’application de la loi seront publiés dans les prochains mois.

Les investisseurs étrangers mettent déjà ce temps à profit pour procéder à la transformation de leurs filiales marocaines en sociétés par actions ou en actions, afin de bénéficier pleinement de cette opportunité.