Le Maroc, un pont économique entre l’Afrique et l’Europe

Le Maroc, un pont économique entre l’Afrique et l’Europe (Ambassadeur)




Le Royaume du Maroc, grâce à sa stabilité et son développement, représente “un hub pour la Méditerranée et un pont économique entre l’Afrique et l’Europe”, a affirmé l’ambassadeur du Royaume du Maroc en Italie, Youssef Balla.

Youssef Balla





Le Royaume, qui connaît un grand développement socio-économique, est le” premier investisseur en Afrique et le deuxième pays à accueillir des investissements étrangers dans la région”, a souligné le diplomate marocain interviewé vendredi par la Web Tv italienne “Utopia”, dans le cadre de l’émission “Vue d’Italie”.

Le Maroc entretient également “une relation de partenariat fiable avec l’Europe”, a indiqué l’ambassadeur, notant que “le Royaume, carrefour de civilisations et de cultures, joue un rôle géostratégique important”.

Par ailleurs, M.Balla a indiqué que “la pandémie a révélé les grandes inégalités entre les rives nord et sud de la Méditerranée”, rappelant que 90% du PIB de l’espace euro-méditerranéen se trouve dans les pays européens, alors qu’ils ne représentent que 40 pour cent de la population.

Il a ainsi appelé à une forte impulsion politique de la part de l’Union européenne pour remédier à ces inégalités, tout en privilégiant les investissements dans les pays africains.




S’agissant du défi énergétique, le diplomate a fait savoir que le Royaume, à la faveur de ses grands effort en matière d’énergies renouvelables, est devenu un leader dans la région, qui assume pleinement ses responsabilités et ses engagements face à la communauté internationale.

Il a précisé que les énergies renouvelables représentent désormais 42% de la production électrique du Maroc, avec l’objectif d’atteindre plus de 52% en 2030.

Interrogé sur les relations entre le Maroc et l’Algérie, M.Balla a affirmé qu’Alger, “responsable du conflit artificiel autour du Sahara marocain, mène une action d’hostilité contre le Royaume en partant grief à son intégrité territoriale”.

“La responsabilité de l’Algérie est claire aux yeux de la communauté internationale, comme le précise le Conseil de sécurité qui l’a appelé à s’impliquer de bonne foi dans le processus politique en vue de parvenir à une solution définitive”, a affirmé l’ambassadeur.

Le Maghreb présente tous les atouts pour une complémentarité régionale, mais malheureusement l’obsession d’Alger entrave son intégration et son développement, a-t-il regretté.