Maroc: la reprise économique meilleure que prévue en 2021

Maroc: la reprise économique «meilleure que prévue en 2021», selon la Direction des études et des prévisions financières




L’activité économique nationale a connu un redressement en 2021, favorisée en cela par les mesures prises dans le cadre du plan de relance et des avancées notables enregistrées en matière de vaccination, conjuguées aux résultats exceptionnels de la campagne agricole, affirme la Direction des études et des prévisions financières (DEPF).

En effet, l’économie nationale a montré des signes de reprise dès le second trimestre 2021, en enregistrant un net rebond de 15,2%, relève la Direction des études et des prévisions financières dans sa note de conjoncture de décembre 2021.

Elle note que cet élan de reprise a concerné la quasi-majorité des activités économiques bien qu’à des rythmes différenciés.

Néanmoins, certains secteurs clefs de l’économie, et comme ailleurs dans le monde, subissent encore les effets néfastes de la crise.




Ceci à l’instar du tourisme et des activités qui s’y rapportent, et du transport aérien, précise la Direction des études et des prévisions financières.

Sur le plan de la demande intérieure, le pouvoir d’achat des ménages poursuit sa progression, favorisée par l’amélioration des revenus, générés par les bons résultats de la campagne agricole, l’importance des transferts des Marocains résidents à l’étranger (+43,3% à fin octobre), la consolidation de la reprise des créations d’emplois et la progression des crédits à la consommation et ce, dans un contexte d’inflation modérée (1,3% en moyenne sur les 11 premiers mois).

La même vigueur se dessine au niveau de l’investissement, stimulé par la hausse des importations des biens d’équipement, l’amélioration des recettes des Investissements Directs Étrangers (IDE).




Mais aussi au niveau de l’accroissement de l’investissement budgétaire et la dynamique de créations d’entreprises.

S’agissant des échanges extérieurs, les exportations ont dépassé leur niveau d’avant crise de près de 10%.

Cette performance concerne l’ensemble des secteurs, plus particulièrement celui des phosphates et dérivés, de l’automobile, de l’industrie alimentaire et celui de l’électronique et électrique.

Par ailleurs, le rythme de progression des importations a dépassé celui des exportations générant un accroissement du déficit commercial de 26,6% et une légère baisse du taux de couverture (-1,1 point à 61,3%).

Dans ce contexte, les avoirs officiels de réserve maintiennent leur niveau permettant de couvrir plus de sept mois d’importations de biens et services.