Accord tripartite Maroc-USA-Israël: incarnation de valeurs de coexistence et de tolérance

L’accord tripartite Maroc-USA-Israël incarne les valeurs de coexistence et de tolérance portées par SM le Roi Mohammed VI




L’accord tripartite Maroc-USA-Israël incarne les valeurs de coexistence et de tolérance portées par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, ont affirmé des universitaires lors d’une émission télévisée diffusée, jeudi soir, sur « Medi1 TV ».

Cet accord permet aux trois parties de renforcer la coopération dans divers domaines, au service de la paix, de la sécurité et du développement, en particulier au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, ont-ils indiqué durant l’émission « Ma Waraa Al Hadath », consacrée à la célébration du premier anniversaire de l’Accord tripartite Maroc-États Unis-Israël.

De même, les participants ont salué le rôle positif du Royaume dans plusieurs dossiers à l’échelle internationale, notamment la question palestinienne et les crises en Libye et au Mali.

Dans le même ordre d’idées, ils ont relevé que la reconnaissance américaine de la souveraineté pleine et entière du Maroc sur son Sahara permettra au Royaume de jouer un rôle stratégique dans la lutte contre les foyers de tension et pour faire face aux problématiques sécuritaires de la région, rappelant que le Royaume s’est engagé à gérer la question palestinienne à travers les négociations et le rapprochement des visions entre Palestiniens et Israéliens sur la base de la paix et le rejet de la confrontation.




À cet égard, le président de la fondation « Frontiers of Freedom », George Landrith, a souligné que la célébration du premier anniversaire de l’Accord tripartite Maroc-USA-Israël dénote un engagement réel de Washington à soutenir le Maroc. La signature de cet accord tripartite a révélé « l’impact négatif de l’Algérie dans la région », a-t-il ajouté, soutenant que « les partisans du terrorisme dans la région sont désormais en danger ».

Pour sa part, l’ancien porte-parole du département d’État américain, Adam Orly, a fait observer qu’un an après sa signature de cet accord, « nous avons constaté ses effets palpables et favorables « , notant que le Maroc en a grandement tiré profit.

L’accord cimente les relations maroco-américaines, a-t-il encore relevé, rappelant dans ce sens que le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, ainsi que les membres du Congrès américain, ont salué la signature de cet accord et promis de poursuivre leur soutien au Royaume. Et de noter que « le maintien de la reconnaissance des États-Unis de la souveraineté pleine et entière du Maroc sur le Sahara est un indice fort du soutien de l’Administration Biden au Maroc ».

Sur le plan économique, la première année de l’Accord est positive et porte à l’optimisme grâce aux réalisations accomplies, en dépit d’un contexte difficile marqué par la pandémie, a estimé l’économiste et expert en développement durable, Mohamed Cherki.




Se faisant l’écho de l’opérationnalisation de plusieurs accords conclus dans les domaines de l’énergie et du transport aérien, l’expert a expliqué que les échanges commerciaux avec Israël vont crescendo, avec notamment l’engouement des Israéliens d’origine marocaine pour les produits de l’artisanat marocain, ce qui a permis d’atteindre un chiffre avoisinant les 50 millions de dollars durant cette première année, outre l’interconnexion entre les banques marocaines et israéliennes.

M. Cherki a également indiqué qu’Israël peut tirer profit des différents accords de libre-échange qui unissent le Maroc à des partenaires en Afrique, en Europe et aux États-Unis, ajoutant que la conception marocaine des relations avec Israël prend essence du concept de paix et de la volonté d’attirer les investissements dans la région en vue d’y favoriser le développement.

Pour lui, « le volet économique joue un rôle majeur dans la réalisation de la paix”.

Dans la même veine, l’expert international en études stratégiques, Lahcen Haddad, a affirmé que l’accord tripartite créera de nouvelles opportunités pour parvenir à la paix entre Israéliens et Palestiniens et que ces accords permettront d’atteindre « une coopération dans le domaine de l’information et du renseignement, surtout avec la prolifération des mouvements terroristes et du crime organisé ».




S’agissant de la question palestinienne, l’expert a relevé que le Maroc soutient une solution à deux États sur la base des frontières de 1967 et défend le statut particulier d’Al-Qods et le respect des libertés et des pratiques religieuses pour les adeptes des trois religions monothéistes.

Le Royaume joue un rôle central en Méditerranée Occidentale et en Afrique de l’Ouest, ce qui lui confère une dimension géostratégique, « d’autant plus que les accords tripartites portent sur le développement en Afrique, les investissements et la coopération sécuritaire », a-t-il ajouté.

De son côté, le professeur de droit international à l’Université Mohammed V, El Abbas El Ouardi, a souligné l’importance des accords de coopération tripartite au niveau mondial, ce qui explique la voie empruntée par le Royaume, aux côtés des deux autres parties, notant que « tous les pays œuvrent de concert avec les Nations Unies pour créer un climat de stabilité et réfléchir à des solutions pour mettre fin aux conflits armés ».

« Le monde dépend pour beaucoup de ce genre d’alliances pour prévenir la radicalisation des mouvements terroristes et séparatistes », a-t-il estimé, appelant à « intensifier les efforts pour une défense collective en faveur de la paix régionale et internationale ».