Gazoduc Maroc-Nigeria: le projet panafricain du siècle est sur de bons rails

Gazoduc Maroc-Nigeria: le projet panafricain du siècle est sur de bons rails




Le projet panafricain du siècle, Nigeria Morocco Gas Pipeline, parrainé par SM le Roi Mohammed VI et le Président Muhammadu Buhari, est sur de bons rails.

En effet, les représentants de la Banque Islamique de Développement, du gouvernement marocain et de l’Office National des Hydrocarbures et des Mines ont signé, ce lundi 20 décembre lors d’une cérémonie virtuelle, les conventions de financement relatives à l’Etude Front-End Engineering Design (FEED) du projet Nigeria-Maroc Gas Pipeline (NMGP).

L’étude Front-End Engineering Design (FEED) est une étape importante pour un projet stratégique : le projet Nigeria Morocco Gas Pipeline parrainé par SM le Roi Mohammed VI et le Président Muhammadu Buhari.

D’ailleurs, au cours de cette cérémonie il a été rappelé les recommandations faites par SM le Roi lors de son allocution devant les participants de la 44e réunion annuelle de la Banque Islamique de Développement, à Marrakech le 5 avril 2019.

Ce jour-là, le projet de pipeline reliant le Nigéria et le Maroc a été présenté comme un modèle de coopération sud-sud, éligible au financement du Groupe ISBD, puisque la plupart des pays intéressés en sont membres.

Le projet de ce gazoduc, effectivement, implique l’accord et l’engagement de nombreux autres pays en Afrique de l’Ouest, ce qui l’avait rendu plus complexe et plus long. D’autant qu’il fallait également trouver les marchés et le financement requis pour ce projet ambitieux.




Les deux pays ont initié ce projet pionnier de coopération Sud/Sud de réalisation d’un gazoduc régional. Le projet vise à relier les ressources gazières du Nigéria à celles de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, le Maroc, et puis la connexion avec l’Europe.

Ce pipeline, d’une longueur de 5 000 km environ, longera toute la côte ouest-africaine et va introduire un changement profond dans l’économie des pays qu’il va relier, en favorisant ainsi l’intégration économique régionale.

Ce projet permettra principalement d’accélérer l’électrification dans toute la région, de développer des pôles industriels intégrés dans la sous-région dans des secteurs tels que l’industrie, l’agrobusiness et les engrais, afin d’attirer des capitaux étrangers.

Aujourd’hui, la Banque Islamique de Développement (ISBD), le Maroc et le Nigéria apportent des réponses concrètes à travers une contribution financière à la réalisation de l’étude de conception et d’ingénierie avant-projet du gazoduc.

Cette étape vise à préparer les études requises pour le gazoduc et à aider à prendre la décision finale d’investissement (FID) d’ici 2023 pour le projet d’infrastructure.

Il sera, conformément à l’accord entre les gouvernements marocain et nigérian, partagé à parts égales. Le coût du projet est estimé à 90,1 millions de dollars. La Banque Islamique de Développement soutiendra la contribution marocaine.




Elle participera au financement du projet à hauteur de 15,45 millions USD au titre de l’opération « Service Ijara ».

Pour la contribution nigériane, la Banque Islamique de Développement vient d’approuver un financement d’un montant de 29,75 millions USD qui portera la contribution de la Banque à 50 % du coût total de l’étude Front-End Engineering Design.

Les objectifs spécifiques de la composante financée par l’ISBD du projet sont la réalisation de l’évaluation de l’impact environnemental et social (EIES). Ceci, afin d’assurer la conformité du projet à toutes les réglementations et normes environnementales et sociales locales et internationales.

Il s’agit également d’aménager le terrain pour convenir avec l’ensemble des pays traversés par le Gazoduc Maroc-Nigeria des modalités d’obtention des emprises du gazoduc pour assurer la bonne exécution des travaux à un stade ultérieur.

Les participants à la cérémonie ont tenu à souligner le rôle clé et stratégique du projet en tant qu’étape vers le renforcement de la sécurité énergétique dans la région, contribuant au développement économique et social des pays traversés et à la conjoncture économique régionale.

L’intégration, l’amélioration du commerce intramondial et des exportations sur le continent africain, sont autant de valeurs pour la création d’un espace énergétique commun pour la connectivité des pays membres a souligné le communiqué de l’ISBD.