La galère des restaurateurs touristiques marocains

La galère des restaurateurs touristiques marocains




Asphyxiés par la crise sanitaire, les restaurateurs marocains crient à la catastrophe, invitant le ministre de tutelle à convoquer une réunion urgente.

Alors qu’ils espéraient bénéficier aussi du soutien du gouvernement, pour compenser les pertes colossales qui résultent de la longue fermeture, ces professionnels de la restauration ont été surpris de constater l’absence totale de feuille de route les concernant.

Après une réunion de crise qui a eu lieu mardi à Marrakech, ces acteurs venus de plusieurs regroupements professionnels, ont exprimé leur mécontentement à travers un communiqué conjoint.

Selon eux, « le secteur de la restauration touristique est le seul à avoir été écarté de toute mesure de soutien et d’accompagnement.

Le secteur de la restauration touristique est le seul à n’avoir bénéficié d’aucune aide, ni mesure de soutien, alors même qu’il a été en première ligne face aux effets dévastateurs de cette pandémie ». Pour « survivre à court terme », les restaurants touristiques ont eu recours aux crédits Relance et Oxygène.




Mais le « prolongement des mesures de restriction » et le « manque de visibilité » sur une reprise éventuelle, « menace la pérennité des derniers établissements encore ouverts », poursuivent-ils.

Conséquence, le secteur est assujetti à de nombreuses taxes fiscales fixes calculées sur la base de leur valeur locative et leur investissement. En absence de revenus, ils demandent à ce que ces taxes soient annulées pour les exercices 2020 et 2021.

Les associations rappellent également que les restaurants touristiques ont toujours été classés par les délégations du tourisme régionales à « l’exclusion de tout autre département ministériel » et que depuis la création des conseils régionaux du tourisme, les associations régionales des restaurants touristiques ont toujours fait partie de leur conseil d’administration.

Pour « clarifier » la situation qu’elles qualifient de « dangereuse », ces associations demandent une réunion urgente avec la ministre du Tourisme.

En plus « d’être pénalisés et privés de toutes mesures de soutien, les restaurants touristiques se voient aujourd’hui « obligés de justifier et légitimer leur place dans l’échiquier du tourisme national ».