Marrakech: un observatoire pour la préservation du patrimoine gnaoui

Un observatoire pour la préservation du patrimoine gnaoui créé à Marrakech




L’Observatoire international pour la préservation du patrimoine gnaoui et la créativité culturelle a vu le jour, mercredi à Marrakech, à l’initiative d’un aréopage de maâlems et de jeunes talents de l’art gnaoui. Lors de l’assemblée constitutive de l’Observatoire, tenue en présence d’une brochette d’intellectuels spécialisés dans le patrimoine et l’histoire millénaire issus de plusieurs villes du royaume, Othman Hamiti a été élu président de cette structure. «L’idée de créer l’Observatoire international pour la préservation du patrimoine Gnaoui a germé dans la tête de nombreux maâlems de l’art gnaoui depuis la mise en place de l’Association « Folklore de Marrakech pour les œuvres sociales » en 2016.




Ceci avant de changer son nom pour devenir l’Association Hamiti pour la culture et la créativité artistique», a souligné le nouveau président de cette structure dans une déclaration à la MAP. Cette ambition, a-t-il relevé, s’est renforcée par la décision, à Bogota (Colombie) en 2019, du Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’Organisation des Nations unies pour l’education, la science et la culture (UNESCO) d’inscrire l’art et la musique gnaoui sur la liste du patrimoine mondial immatériel de l’humanité. Et d’ajouter que la création de cette structure contribuerait à fédérer tous les efforts pour préserver le patrimoine de l’art gnaoua et le promouvoir.




Ceci dans le cadre d’une vision renouvelée qui bâtit des ponts entre les différentes générations d’artistes gnaouis surtout entre les pionniers et les jeunes. La création de l’observatoire a pour objectif d’insuffler une nouvelle dynamique à l’art gnaoui, à travers la préservation du patrimoine et la créativité culturelle en tant que levier pour la promotion des valeurs de paix, de coexistence et de fraternité et le rejet de la violence, de la haine et de l’extrémisme sous toutes leurs formes. Il vise également à ériger un pont de dialogue entre les maâlems et les jeunes qui porteront le flambeau de l’art gnaoui, à mettre en place un nouveau modèle de développement pour la promotion du patrimoine gnaoui et à organiser des séances de formation et des séminaires aux niveaux national et international.